Deux drames à Villefranche, Alpes-Maritimes 1885

Le Petit Niçois du 21 mai 1885 propose à ses lecteurs deux articles qui ont pour point commun de concerner Villefranche-sur-Mer. Leur répartition dans le journal amène une réflexion sur la perception du fait divers : le premier, qui rapporte un horrible accident, est placé dans la  » Chronique locale », alors que l’autre, proche du vaudeville, va dans la  » Chronique régionale ».

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Deux noyés, Alpes-Martimes 1885

Le nom d’Isola évoque aujourd’hui une station de ski fameuse, mais c’est d’abord un très ancien village dans la vallée de la Tinée, qui a subi à différentes époques les mêmes crues qu’on a vues récemment dans celle de la Vésubie voisine. Le 19 mai 1885 Le Petit Niçois rapporte un mince fait divers qui est une tragédie pour deux familles de Saint-Etienne, une bourgade en amont d’Isola. Mais l’important est ici la naïveté avec laquelle le journaliste dévoile les ficelles de son travail car il écrit de seconde main et avoue lui-même qu’il rapporte ce que lui a communiqué un correspondant d’Isola :

                                                « ISOLA
On nous écrit d’Isola :
Un bien triste accident a mis en émoi la population de St-Etienne. Deux garçons de 15 à 16 ans, fils uniques de deux malheureuses familles, sont tombés dans la Tinée et emportés par le courant à 4 kilomètres environ du lieu du sinistre.
Le soir de l’accident, leurs familles ne les voyant pas rentrer et ne sachant ce qu’ils étaient devenus, les cherchèrent chez les parents, amis et voisins ; mais elles furent bientôt obligées de rentrer chez elles et d’attendre le jour.
Enfin, on découvrit leurs cadavres rejetés par la rivière.
On ignore comment cet accident est arrivé. On suppose que, tout en s’amusant, tes victimes ont voulu traverser une passerelle improvisée et que pris de vertiges ils se sont entraînés l’un l’autre dans la rivière. »

La Tinée en aval d’Isola.

 

Encore des infanticides, Nice 1885

Deux nouveau-nés assassinés, l’un jeté dans le fleuve qui traverse Nice, l’autre jeté dans les lieux d’aisance, ce sont les horreurs que racontent deux articles consécutifs du Petit Niçois le 19 mai 1885.

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Poignardé dans la rue, Nice 1885

Une bagarre qui finit à coups de couteau, c’est un fait divers presque quotidien en cette fin du XIXe siècle. Mais celui que relate un article du Petit Niçois le 3 mai 1885 n’est pas sans rappeler des événements contemporains :

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Un nouveau-né coupé en morceaux, Nice 1885

Découper un corps en morceaux est une pratique assez courante chez les assassins, mais elle est plutôt rare quand la victime est un nouveau-né comme dans le crime que rapporte Le Petit Niçois du vendredi 24 avril 1885. Il faut noter aussi l’efficacité de la police niçoise, puisque moins de vingt-quatre heures lui ont été nécessaires pour découvrir l’auteur du forfait dont l’identité n’est cependant pas révélée :

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Vol de troupeau, Alpes-Maritimes 1885

Dans Le Petit Niçois du 23 avril 1885, on peut lire le récit d’un vol qui évoquerait peut-être l’univers de Virgile ou celui de Jean Giono. Mais les bergers qu’on rencontre chez ces deux écrivains étaient honnêtes…

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Il assomme son fils, Nice 1885

Un article paru le 3 avril 1885 dans Le Petit Niçois: il se passe de commentaires en présentant une violence presque caricaturale et nous révèle la légèreté avec laquelle le journaliste suit des sources qui se réduisent à des on-dit.

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Le journal fait la morale, Nice 1885

Comment raconter deux anecdotes peu flatteuses sur les cochers sans se mettre à dos leur corporation, c’est le problème qu’a résolu un journaliste du Petit Niçois le 27 mars 1885, d’abord en attribuant leur dénonciation à un lecteur supposé dont le nom n’est pas cité, ensuite en chantant l’éloge des cochers en général, enfin en se présentant comme gardien de la morale publique.

« Les cochers. – Un correspondant étranger, hôte d’hiver de la ville de Nice, nous fait part de ses plaintes contre certains cochers qui ne peuvent être, nous le savons par expérience, que l’exception dans la corporation.
Il s’agit de l’attitude inconvenante d’un cocher qu’il a vu apostrophant en termes fort peu corrects les dames qu’il rencontrait seules sur nos promenades ; un autre se livrait à cette fantaisie d’un goût douteux de s’arrêter et de se ranger le long d’un trottoir, alors qu’il conduisait un monsieur, parce qu’une dame, croyant sa voiture libre, lui avait fait signe. La dame s’avança pour prendre place dans le véhicule et se trouva nez à nez avec le premier occupant. On voit quelles méprises fâcheuses et quels désagréments peuvent entraîner de semblables procédés.
Cette façon d’agir n’est heureusement pas celle de tous les membres de la corporation des cochers, qui compte dans ses rangs une très grande quantité d’hommes soucieux d’exercer leur profession avec convenance et pour la plus grande satisfaction de ceux qui ont recours à leurs services. Ces habitudes sont particulières à quelques individus seulement, et il est utile de les signaler et d’appeler sur elles une répression sérieuse, afin que le bon renom de notre ville n’arrive pas à être compromis par la faute de quelques-uns, au plus grand préjudice de tous.
Que l’on veille donc à ce que ces faits ne se reproduisent pas ; les cochers polis, complaisants, — c’est la grande majorité, — sont les premiers à réclamer la séparation du bon grain de l’ivraie, comprenant qu’ils ne manqueront pas de s’en trouver bien. »

Un fiacre à Nice au début du XXème siècle.

Le saint, la reine et le feld-maréchal, Nice 1885

Le Petit Niçois, journal créé par le maire de Nice Alfred Borriglione et organe de la municipalité, tient régulièrement la chronique des visiteurs plus ou moins illustres qui viennent passer une partie de l’hiver au soleil de la Côte d’Azur. Le numéro du 21 mars 1885 atteint ainsi des sommets dans l’art de la publicité avec trois courts articles. Continue la lecture

Profanation de cimetière en 1885, Villefranche-sur-Mer

Saccager des tombes se fait depuis longtemps, comme en atteste cet article du Petit Niçois qui, le 20 mars 1885, relate des faits survenus dans le cimetière de Villefranche-sur-Mer. On ne s’interrogera pas plus que le journaliste sur les causes du méfait, mais, comme d’habitude ce doit être la rage de s’en prendre aux défunts faute de ne pouvoir le faire aux vivants.

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