Brutalité à Nice en 1881

« Brutalité », ce titre est très vague, c’est aussi celui de l’article que publie Le Petit Niçois du 7 décembre 1881.Pourtant, après la lecture de celui-ci on se prend à se dire qu’il est très approprié si on se réfère au sens originel du mot, tel que Littré le définit :
brutalité : « caractère de la brute ».
brute : « La bête considérée dans ce qu’elle a de plus éloigné de l’homme.  C’est une brute, se dit d’un homme qui n’a ni esprit ni raison. »

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Un attentat anticlérical, Nice 1881

De nos jours militaires de l’opération Sentinelle et policiers sont victimes d’attentats terroristes. À la fin du XIXe siècle ce sont des gens d’Église qui peuvent être l’objet d’agressions ainsi que le relate Le Petit Niçois dans son numéro du 24 novembre 1881. Ce genre d’attentat est probablement facilité par l’atmosphère anticléricale d’alors, qui conduira à la loi de 1905. Curieusement l’article relatant les faits est suivi par un autre qui appelle à une réunion de la Société des libres-penseurs.

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Trois faits divers, Nice 1881

Trois faits divers dans Le Petit Niçois du 18 novembre 1881, trois faits divers qui se suivent dans le journal, mais qui ne se ressemblent pas, justifiant l’adjectif « divers ».

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Un infanticide en 1881 dans les Alpes-Maritimes

Il arrive que certains faits divers ressemblent à un mauvais roman naturaliste. C’est sans conteste le cas des faits évoqués dans Le Petit Niçois du mardi 15 novembre 1881. Le village où ces tristes événements se sont déroulés appartient au Pays de Grasse et, depuis 1948, s’appelle Spéracèdes.

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Sus aux nuisibles, Alpes-Maritimes 1881

De nos jours la loi protège des animaux qui ne sont guère utiles, voire dangereux ; à la fin du XIXe siècle on est plus raisonnable et on propose même des primes aux chasseurs qui sauraient en débarrasser leurs contemporains. En témoigne un article du Petit Niçois paru le mardi 8 novembre 1881, en pleine saison de la chasse donc :

Avec 20 Fr. on peut s’offrir 50 l de vin…

Une arrestation à Nice en 1881

Le Petit Niçois du lundi 7 novembre 1881 rend compte d’une arrestation. Cela n’a rien de bien extraordinaire et les arrestations constituent une rubrique quotidienne dans le journal. Mais celle-ci peut susciter quelques remarques :

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Divers faits divers, Nice 1881

Quatre courts articles qui se suivent dans Le Petit Niçois du jeudi 27 octobre 1881. Ils donnent par petites touches – à l’instar des tableaux impressionnistes de la même époque – une idée de quelques aspects de la vie à Nice en ce temps-là, une vie qui a été très dure pour certains.

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Xénophobie sélective

Le 14 octobre 1881, Le Petit Niçois reproduit la lettre d’un lecteur qui se plaint du danger que les « Piémontais » feraient courir aux habitants d’un quartier périphérique de Nice :

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En finir à 12 ans, Nice 1881

Le Petit Niçois du 13 octobre 1881 relate une petite tragédie qui, à travers le geste de sa jeune protagoniste, invite à imaginer tous les rouages parfaitement légaux qui peuvent conduire un être au bout du désespoir. Le drame s’est passé à Nice, mais il aurait pu se dérouler n’importe où.

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Un chien d’attelage

Curieux équipage que celui aperçu dans le centre de Nice à l’automne de 1881 et un lecteur indigné le décrit en écrivant au Petit Niçois, qui reproduit ce courrier dans son numéro du 12 octobre 1881 :

« Un acte barbare. — Un do nos lecteurs nous signale avec indignation dans les lignes qui suivent, un acte sur lequel nous appelons toute l’attention de qui de droit :

Monsieur le rédacteur,

Vous serait-il agréable de donner une place dans les colonnes de votre estimable journal, au fait suivant :
Aujourd’hui, à 11 heures, les passants voyaient, avec une grande surprise, dans l’avenue de la Gare et le boulevard Dubouchage, un attelage des plus excentriques.
C’était un malheureux chien qui, quoique de grosse race, traînait une petite carriole contenant un monsieur et une dame. Ce pauvre quadrupède, déclassé dans ses attributions, faisait le service d’un cheval, il s’en acquittait avec une grande agilité.ee qui annonçait une longue habitude de ce travail, et la voiture qu’il traînait est loin d’être neuve.
Je me pris à penser quo la police de Paris no souffrirait pas, comme à. Nice, un tel équipage, et quelques membres de la Société protectrice des animaux eussent inopinément fait arrêter ce curieux automédon.
À ehacun son rôle dans la vie. Boileau disait : « J’appelle un chat un chat… »
Il faut espérer que nous pourrons dire : « Un chien est un ehien. »
J’invoque la loi Grammont à l’égard de cet animal ; et J’espère qu’il se dira bientôt : « Je ne fais plus un métier de cheval. »
Agréez, etc.
V. »

En fait les attelages canins ne sont pas rares au XIXe siècle et au début du XXe : ils tirent souvent les voitures d’enfants de familles fortunées.

Animaux apprivoisés de Mr Wingfield à Ampthill, 1914.
Gallica-BnF