Un ancien de Waterloo

Peymeinade est un village du pays de Grasse qui, en 1886, compte 515 habitants. Le 25 janvier de cette année-là on y porte en terre deux vieillards presque centenaires dont le mari a combattu à Waterloo, comme le relate un article paru dans Le Petit Niçois du 26 janvier 1886 :

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Un enfant trouvé

En ce temps-là on ne fait plus comme au XVIIIe siècle : on n’abandonne plus les nouveau-nés indésirables à la porte des églises et des couvents ; on choisit l’hôpital. Le Petit Niçois du 21 janvier 1886 rapporte une affaire semblable où un enfant a été déposé devant un établissement public :

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Tué à 6 ans par un cheval

Buffon disait : « Le cheval est la plus noble conquête que l’homme ait jamais faite. » C’est en fait un animal dangereux, cause de nombreux accidents, comme celui de mon trisaïeul tué par un coup de sabot en 1882, voir l’article « Mourir d’un coup de pied de cheval ». Le 19 janvier 1886, c’est la mort d’un enfant de six ans qui est relatée par Le Petit Niçois :

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Nana sous les verrous

Émile Zola a publié Nana, un de ses chefs-d’œuvre, en 1880. Il est bien possible que ce prénom, porté par l’héroïne d’un article paru le 14 janvier 1886 dans Le Petit Niçois, indique qu’il s’agit d’une prostituée :

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Les figues empoisonnées

Le 7 janvier 1886 on peut lire dans Le Petit Niçois le récit d’une curieuse tentative d’assassinat qui a lieu dans un des hameaux de Breil-sur-Roya, Alpes-Maritimes :

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Quand la bigamie tourne au vaudeville

Feydeau disait : « Quand je fais une pièce, je cherche, parmi mes personnages, quels sont ceux qui ne doivent pas se rencontrer et ce sont ceux-là que je mets le plus tôt possible en présence. » Ce genre de rencontre malencontreuse s’est produit dans l’affaire que relate Le Petit Niçois du 28 décembre 1885 :

« Un bigame. – On raconte qu’en 1881, un sieur Joseph Vial, cuisinier, épousait à Cbâteldon (Puy-de-Dôme) une femme de chambre, nommée Marie Grangeon.
Vial paraissait rangé, travailleur ; mais une année auparavant, le 6 novembre 1883, il avait pris pour femme, en légitime mariage, une Italienne, du nom de Catarina Basso, qu’il avait connue à Nice.
Vial avait rangé sa vie d’une façon charmante. Tandis que sa seconde femme suivait les cours de l’École d’accouchement à Clermont, il venait passer l’hiver à Nice, auprès de sa première compagne.
Cette année-ci, Marie Grangeon voulut suivre son mari dans le Midi. Il était facile de prévoir ce qui est arrivé : Marie et Catarina se sont trouvées en présence ; toutes deux se sont prévalues de certains papiers, et, sur une lettre écrite par l’Italienne à Châteldon pour avoir des renseignements, ordre a été donné par le parquet de Thiers d’arrêter à Nice cet époux en partie double. »

Brûlée vive, Cannes 1885

Le mardi 8 décembre 1885, un article du Petit Niçois raconte une fois de plus un de ces accidents tragiques provoqués par la concomitance du feu dans les logements et de l’ampleur des vêtements féminins :

« CANNES

Brûlée vive. – L’autre soir la femme G… qui habite le quartier du Four-à-Chaux, route de Grasse, avait bu plus que de coutume… En s’approchant du feu qui flambait. dans l’âtre, elle a allumé sa robe et, affolée, elle a ouvert la fenêtre pour appeler au secours. Malheureusement, le mistral qui soufflait avec violence, a activé les flammes qui commençaient à lui brûler les chairs, et lorsque les voisins sont arrivés, la pauvre femme avait rendu le dernier soupir.»

Il trouve un dentier dans la rue

Dans la rubrique «  Actes de probité » Le Petit Niçois du 1er décembre 1885 rapporte le geste effectivement honnête d’un jeune garçon qui a dû être surpris par sa trouvaille :

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Deux amants qui se gênent peu

Bien entendu on peut être scandalisé par ce couple qui fait, comme aurait dit Shakespeare, «  la bête à deux dos » dans le couloir d’un immeuble, mais on peut aussi se dire que, si cette pauvre cuisinière avait disposé d’un logement à elle, l’événement que rapporte Le Petit Niçois du 12 novembre 1885 ne serait pas arrivé.

« Arrestation. – Deux amants qui se gênent peu : Hier au soir, à 9h 1/2, la nommée Noquet Madeleine, âgée de 39 ans, cuisinière, a été trouvée couchée dans un corridor de la rue Gubernatis avec un individu qui a pris la fuite et qui est inconnu. Cette femme a été arrêtée pour rébellion, voies de fait et outrages envers les gardiens de la paix. »

Du pain au cigare

Nice et la Corse sont toutes les deux françaises en 1885 et la douane qui inspecte les marchandises débarquées dans le port de Nice est une douane intérieure analogue à l’octroi. Or ses fonctionnaires détectent parfois de curieux trafics, ainsi que le relate Le Petit Niçois du 2 novembre 1885 :

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