Un accident domestique en 1882

Il y a toujours eu des accidents domestiques et leur nature change suivant les avancées du progrès, comme le suggère un article du Petit Niçois paru samedi 25 novembre 1882 :

« Du danger des lampes à pétrole. – Notre correspondant de Roqiebillière nous écrit :
Aujourd’hui ont eu lieu, à Roquebillière, les obsèques de la demoiselle Corniglion Anne-Marie, à peine âgée de 18 ans, victime, il y a peu de jours, d’un bien malheureux accident.
Cette jeune fille, domestique chez la veuve F…, voulant éteindre une lampe à pétrole, mit feu, on ne sait comment, au récipient, qui éclata, projetant sur la malheureuse le liquide enflammé.
En un instant elle fut enveloppée de flammes ; aux cris poussés par la pauvrette, les secours arrivèrent aussitôt.
Néanmoins, malgré les soins prodigués, elle ne put survivre aux brûlures reçues.
Les habitants, s’associant à la douleur de la famille, ont voulu accompagner jusqu’à sa dernière demeure l’infortunée, qui jouissait de la sympathie générale. »

Affiche de Jule Chéret, Gallicz-BnF

Apparitions à Saint-Tropez

De La Salette à Lourdes les apparitions se multiplient au XIXe siècle. Mais il arrive que la supercherie soit démasquée, comme on peut le lire dans le Petit Niçois du samedi 11 novembre 1882 :

« Apparitions à Saint-Tropez. – Un bruit assez étrange est en circulation à Saint-Tropez. On raconte, surtout dans les régions cléricales, qu’il y a environ treize jours, deux hommes, habillés en femmes, portant costumes antiques, ayant la figure voilée et les cheveux épars, sont apparus et à diverses personnes et leur ont dit d’une voix de stentor :
« Nous allons voir le retour de la Commune. Malheur aux prêtres ! Malheur aux femmes enceintes ! Il y aura des pleurs et des grincements de dents. Les petits-enfants mourront au berceau, etc. »
Il est regrettable que ces mêmes hommes, habillés en femmes, n’aient pas fixé en même temps la date du retour d’Henri V, sur lequel on compte, dans les officines cléricales, pour le 1er janvier 1883. »

Il n’y a pas qu’à Paris

En cette fin du XIXe siècle, le passant solitaire à Paris a la terreur d’être agressé par des voyous –auxquels on donnera bientôt le nom d’Apaches – qui, pour le dévaliser, emploieront peut-être la technique dite « coup du père François ». Mais cette pratique est apparemment connue aussi à Nice, comme en témoigne un article du Petit Niçois paru le 4 novembre 1882 :

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Écrasé par le tramway

Le Petit Niçois du 30 octobre 1882 relate un fait divers dont on mesurera à la fois l’absurdité et l’horreur en voyant la photo qui montre ce qu’était un tramway en ce temps-là.

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Découverte et identification d’un squelette, Alpes-Maritimes 1882

Le 25 octobre 1882, le Petit Niçois rapporte un de ces faits divers qui renseignent mieux sur une société que les grands faits historiques :

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Tapage nocturne à Nice en 1882

En ce temps-là on n’aimait déjà pas le bruit, la différence avec notre époque est que les autorités cherchaient à en protéger les honnêtes gens. On peut le constater dans un article du Petit Niçois paru le 19 octobre 1882, un article parmi beaucoup d’autres sur ce sujet :

« Tapageurs. – Hier soir, vers onze heures, deux braillards, qui paraissaient pris de vin, ont fait un tel tapage dans la rue Masséna qu’ils ont éveillé les paisibles dormeurs de ce quartier. Un rassemblement s’est formé autour des deux individus ; les agents de police sont accourus et en ont arrêté un ; le second a pu prendre la fuite. »

Un vol de voiture à Nice en 1882

Le Petit Niçois du 17 octobre 1882 rapporte un fait divers plutôt mouvementé :

« Une femme qui enlève une voiture. – Hier, une voiture conduite par une femme parcourait à fond de train la rue Gioffredo ; derrière, le cocher courait à toutes jambes pour la rattraper ; il y parvint enfin et monta d’un saut sur la voiture ; par malheur, son poids la fit chavirer ; le cocher reçut quelques contusions dans sa chute, mais il put néanmoins appliquer un grand coup de poing sur la tête de la femme qui conduisait le véhicule et qui, paraît-il, n’était montée sur le siège que pour tenter d’enlever la voiture.
Cette femme, sans souci du coup qu’elle avait reçu, partit promptement pour ne pas en recevoir d’autres et le cocher repris possession de sa voiture, que l’on eut assez de peine à remettre sur ses quatre roues. On constata que le pauvre cheval été blessé. Cette scène avait occasionné un grand rassemblement dans la rue Gioffredo. »

Nice, une tranche de vie en 1882

Le Petit Niçois du dimanche 15 octobre 1882 dans sa rubrique des faits  divers locaux montre à la façon d’un kaléidoscope la variété de la vie niçoise à la fin du XIXe siècle, en allant des princes aux gens les plus simples et en passant par les pèlerins, le poisson avarié, les amoureux et un escroc :

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Fausse alerte, Nice 1882

On n’a pas attendu le téléphone pour mal se conduire comme le suggère un article du Petit Niçois paru le mercredi 11 octobre 1882 :

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Quelques arrestations à Nice en 1882

Dans une rubrique qui est d’ailleurs quotidienne, le Petit Niçois du lundi 9 octobre 1882 rapporte une série d’arrestations qui peuvent amener une réflexion : Continue la lecture