Horrible découverte à Nice en 1887

On pourrait s’étonner de ce que la vidange de ces latrines soit assurée par un paysan d’après Le Petit Niçois du 12 mai 1887. Aussi nous renvoyons à un article paru sur ce blog, « Agriculture bio à Nice au XIXe siècle » qui montre comment on pouvait enrichir les sols en ce temps-là. En tout cas ici la recherche d’engrais débouche sur une trouvaille qui renvoie à une autre thématique de cette fin du XIXe siècle, à savoir la fréquence de l’infanticide et des avortements clandestins.

« Découverte d’un fœtus dans une fosse d’aisance. – Avant-hier dans la soirée, le nommé Martin, cultivateur des environs de Nice opérait la vidange de la fosse d’aisance de la maison n° 4, rue Molonat, Il se servait pour cette opération des petits barils odorants que l’on sait. Pendant qu’il accomplissait ce travail, il trouva parmi les matières fécales un paquet assez volumineux, il le mit de côté et ne s’en occupa pas davantage.
Au matin, le locataire de la maison, un nommé Debardi, descendit dans le petit local où Martin avait travaillé la nuit, pour faire un nettoyage ; il trouva le paquet mis de côté par le paysan, l’examina au grand jour et reconnut l’objet qui n’était autre qu’un fœtus en décomposition. Il prévint aussitôt la police et celle-ci commença une enquête
Ce fœtus est celui d’un mort-né mis au jour avant terme ; il a dû séjourner un mois environ clans la fosse. On l’a transporté au dépositoire du Château où M. Guillabert, médecin-légiste, a dû l’examiner hier pour établir si c’était un accouchement naturel avant terme qui a causé la mort de l’enfant, ou bien si ce n’étaient pas des manœuvres abortives pratiquées sur la mère, qui auraient produit ce résultat.
La mère est une Italienne qui occupait avec son mari le logement actuellement habité par M. Debardi dans la maison où l’on a découvert le fœtus. Elle a été longtemps malade pendant sa grossesse et est partie, il y a un mois environ, pour l’Italie où elle est morte.
L’enquête dont nous parlions plus haut nous fera connaître s’il y a eu crime, ou faute. Selon le cas, des poursuites pourront être exercées contre l’auteur et les complices de la mort de l’enfant. En admettant même que cette mort soit naturelle, c’est une grave faute que de l’avoir jeté dans une fosse d’aisance ; une punition est nécessaire. »

Débrouillardise, Nice 1887

Difficile d’aller plus loin dans le sordide qu’avec les faits que rapporte Le Petit Niçois du 8 mai 1887. Par contraste le journaliste évoque la figure du Dr Balestre, illustre médecin et notable niçois de la même époque :

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Envois postaux odoriférants, Nice 1887

Le harcèlement par les réseaux sociaux n’existait pas et on avait recours à des procédés plus matériels comme nous l’apprend un article du Petit Niçois le 4 mai 1887 :

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Chasse au chien (2), Nice 1887

On a déjà évoqué le ciapacan, cet agent municipal chargé d’attraper les chiens errants, par exemple dans l’article « Tableau de chasse, Nice 1882 ». Il n’avait pas bonne presse, comme le montre un article paru le 3 mai 1887 dans Le Petit Niçois :

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Acte de sauvagerie, Cannes 1887

Un fait divers singulier, que rapporte Le Petit Niçois dans son numéro du 15 avril 1887. L’incident, qui s’est déroulé à Cannes relèverait davantage de la psychiatrie que de la police.

« Acte de sauvagerie. — Avant-hier, dans l’après-midi, un individu passait dans la rue Grande, lorsqu’il s’arrêta devant une jeune fille, demeurant dans la-dite rue, et se mit à la fixer avec un sourire moqueur. Celle-ci lui ayant demandé ce qu’il voulait, l’individu lui sauta brusquement dessus, lui saisit la main et d’un coup de dent lui coupa presque le pouce. Aux cris poussés par la jeune fille, des voisins accoururent, mais le brutal agresseur avait déjà pris la fuite.
La jeune fille a porté plainte au bureau de police, et d’après les indications qu’elle a données cet individu ne saurait tarder à ètre arrêté. »

Mort de peur, Alpes-Maritimes 1887

Dans cet article que publie Le Petit Niçois le 4 avril 1887, l’expression « mort de peur » est à prendre au sens littéral. Il est possible que ce malheureux enfant ait souffert d’un problème cardiaque.

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Violences faites aux femmes (2}

Encore ! Serait-on tenté de dire si on se réfère à un article au titre identique paru sur ce blog, mais concernant l’année 1885 ; déjà ! pourrait-on dire à l’inverse si on considère que ce genre de fait divers est toujours d’actualité en 2022. Les faits sont rapportés dans Le Petit Niçois du 29 mars 1887 :

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Un espion allemand démasqué à Antibes en 1887

Le Petit Niçois du 20 mars 1887 publie un article qui rappelle comment la phobie de l’espionnage allemand régnait sur les esprits et ira croissant jusqu’en 1914 où on croira que les panneaux publicitaires du bouillon Kub sont des indicateurs géographiques destinés aux troupes d’invasion :

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La reine d’Angleterre à Cannes

La reine Victoria a déjà séjourné à Menton en 1882 et le 18 mars 1887 on apprend dans Le Petit Niçois qu’elle va bientôt venir à Cannes. En fait il s’git pour la souveraine d’un véritable pèlerinage, puisque son dernier fils, le duc d’Albany, est mort dans cette ville en 1884. À partir de 1891 c’est d’ailleurs à Nice qu’elle passera plusieurs hivers. Le parcours qu’elle va effectuer n’est pas simple. Noter que les Mountbatten s’appellent encore Battenberg.

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Un pédophile victime de sa distraction, Nice 1887

Bien naïf ce pédophile qui oublie son nom sur le lieu de son forfait et qui prétexte de l’ivresse pour excuser son comportement. Mais beaucoup plus étonnante est l’attitude de ces passants qui ont été témoins de ses méfaits mais ne sont pas intervenus. Tel est le fait divers dont on peut lire le récit dans Le Petit Niçois du 4 février 1887.

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