Un chien d’attelage

Curieux équipage que celui aperçu dans le centre de Nice à l’automne de 1881 et un lecteur indigné le décrit en écrivant au Petit Niçois, qui reproduit ce courrier dans son numéro du 12 octobre 1881 :

« Un acte barbare. — Un do nos lecteurs nous signale avec indignation dans les lignes qui suivent, un acte sur lequel nous appelons toute l’attention de qui de droit :

Monsieur le rédacteur,

Vous serait-il agréable de donner une place dans les colonnes de votre estimable journal, au fait suivant :
Aujourd’hui, à 11 heures, les passants voyaient, avec une grande surprise, dans l’avenue de la Gare et le boulevard Dubouchage, un attelage des plus excentriques.
C’était un malheureux chien qui, quoique de grosse race, traînait une petite carriole contenant un monsieur et une dame. Ce pauvre quadrupède, déclassé dans ses attributions, faisait le service d’un cheval, il s’en acquittait avec une grande agilité.ee qui annonçait une longue habitude de ce travail, et la voiture qu’il traînait est loin d’être neuve.
Je me pris à penser quo la police de Paris no souffrirait pas, comme à. Nice, un tel équipage, et quelques membres de la Société protectrice des animaux eussent inopinément fait arrêter ce curieux automédon.
À ehacun son rôle dans la vie. Boileau disait : « J’appelle un chat un chat… »
Il faut espérer que nous pourrons dire : « Un chien est un ehien. »
J’invoque la loi Grammont à l’égard de cet animal ; et J’espère qu’il se dira bientôt : « Je ne fais plus un métier de cheval. »
Agréez, etc.
V. »

En fait les attelages canins ne sont pas rares au XIXe siècle et au début du XXe : ils tirent souvent les voitures d’enfants de familles fortunées.

Animaux apprivoisés de Mr Wingfield à Ampthill, 1914.
Gallica-BnF

Une femme battue, Nice 1881

On n’oserait plus aujourd’hui écrire un article comme celui qui est paru dans Le Petit Niçois du 11 octobre 1881, même si, malheureusement, des faits semblables sont encore courants. Mais on emploierait pas certaines de ses expressions.

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Un forcené à Nice en 1881

Que faire pour se débarrasser d’un forcené, à une époque où n’existent ni RAID ni GIGN ? Le Phare du Littoral du 22 Septembre 1881 montre comment il a été répondu à cette question dans une rue du Vieux Nice en 1881 :

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Un marchand de sommeil à Nice en 1881

L’exploitation de la misère ne date pas d’aujourd’hui, comme le montre un article du Petit Niçois paru le 17 septembre 1881, Continue la lecture

Identification d’un repris de justice en 1881

En 1881, quand la justice doit identifier quelqu’un, elle n’a que peu de moyens : pas de fiche anthropométrique, ni d’empreintes digitales, encore moins d’ADN. Heureusement il existe certains traits particuliers dont les autorités savent tenir compte, ainsi que le relate un article paru dans le Petit Niçois du 27 août 1881 :

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Tapage nocturne, Nice 1881

Le Petit Niçois du 13 août 1881 rapporte des scènes d’un autre âge : on est encore en un temps où il suffit de la voix humaine pour faire du bruit, car elle ne sera pas couverte par les moteurs et les appareils de tout acabit ; c’est une époque où les gardiens de la paix assurent leur faction nocturne en prenant le frais tranquillement assis sur un banc et ne se lèvent même pas pour faire taire les contrevenants ; enfin c’est un monde où le dernier mot revient à une courtisane.

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Deux cas de misère, Nice 1881

Deux faits divers lamentables se succèdent sur la page trois du Petit Niçois, qui en compte quatre, le 2 août 1881. Une fois de plus on est bien loin de l’image édénique qui sert d’enseigne à la cote d’Azur :

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Des secours vraiment rapides, Nice 1881

Le 26 juillet 1881, un article du Petit Niçois montre qu’en cas d’accident il vaut mieux pour la victime qu’elle soit patiente, car les secours n’ont pas encore la célérité du SAMU:

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Les marins américains, proie facile pour les voleurs, Nice 1881

Dès les années 1870 la flotte de guerre américaine accoste régulièrement à Villefranche-sur-Mer, où elle finit par avoir des installations permanentes. Les marins de ses équipages en profitent pour descendre à terre afin de satisfaire certains besoins, parmi lesquels la soif n’est pas le moindre. Il s’ensuit qu’une fois abreuvés et assommés par l’alcool ils sont à la merci des tireurs de bourse qui vont les détrousser.

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Il se tue de plusieurs coups de revolver, Nice 1881

Triste histoire, rapportée samedi 28 mai 1881 par Le Petit Niçois. Mais, quel que soit le tragique de la scène, on ne peut s’empêcher de se poser des questions sur les multiples coups de feu nécessaires à ce malheureux pour en finir avec l’existence :

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