Décès d’un bourreau, Nice 1724

Les actes de sépulture de Nice ne mentionnent le statut social du défunt que dans quelques cas particuliers : notables et magistrats, avocats, médecins, ecclésiastiques et militaires de tout grade. Dans les registres de la cathédrale Sainte-Réparate, on rencontre en 1724 un métier assez rare :
AS d'un bourreau janvier 1724 Ste-Réparate

« 8 Il carnefice Ludovico Bigliot di Chamberÿ in Savoya d’an: 60. »
« 8 [janvier 1724] Le bourreau Ludovic Bigliot de Chambéry en Savoie [âgé] de 60 ans. »

Une remarque s’impose : ce bourreau n’était pas niçois. Il vient bien sûr des états du duc de Savoie, souverain de Nice. Mais, de la même façon qu’en France le bourreau devait loger hors les murs de la cité, celui-là n’appartient pas à la communauté, qui a sa propre justice, assurée par le Sénat.
À Nice les exécutions capitales s’effectuaient par pendaison ou par décapitation D’après un article d’Henri Sappia dans le n° 775 de Nice Historique paru en 1902, la tête des condamnés, tranchée à la hache, était exposée au château sur un poteau. Sur la volonté du Sénat de Nice, cet antique usage revécut le 10 juin 1815 à la suite d’une triple exécution et la tête d’un des suppliciés fut même montrée sur la route de Nice à l’Escarène où il avait commis son crime. Il est vrai que la victime était une marquise.

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