#ChallengeAZ 2015 E comme Esprit

Mettons un peu d’Esprit dans ce Challenge AZ, puisque c’était le nom de mon Sosa 39, Catherine Esprit, née le 6 mars 1819 à Saint-André-de-Sangonis dans l’Hérault. Que sait-on d’elle ? Pas grand-chose, car c’est un de ces fantômes discrets qui peuplent nos généalogies, on n’ose pas dire un esprit. À dix-huit ans elle se marie avec un certain Antoine François Auzard, qui a treize ans de plus qu’elle. L’acte de mariage le qualifie d’agriculteur, ce qui n’est pas très original, alors que son père à elle est dit cultivateur, peu surprenant non plus, mais où est la différence ? Catherine meurt en 1868 alors qu’elle n’a pas cinquante ans ; elle aura passé toute sa vie dans le même village ; elle a mis au monde cinq enfants et été veuve pendant trois ans, ce qui est bref.  Si loin, si proche : elle est la grand-mère de ma propre arrière-grand-mère, que j’ai connue.

8 réponses à “#ChallengeAZ 2015 E comme Esprit

  1. Cela prend tout de suite une autre dimension émotionnelle quand on peut dire: « elle est la grand-mère de ma propre arrière-grand-mère, que j’ai connue »!

    A moins d’avoir une sorcière, une nonne, une sage-femme, une prostituée ou une criminelle, la matière d’archive s’épuise rapidement pour le genre féminin.

  2. C’est vrai que l’indication du métier, quand on la trouve, permet de donner un peu plus de substance aux hommes ; quoique les mentions comme « agriculteur » ou « journalier » laissent quand même dans le vague.

  3. Voila un joli hommage à ce petit « Esprit  » et vos mots sont plein de tendresse

    • Merci ! Je crois qu’il est important en généalogie d’essayer d’aller au-delà de ces étiquettes que sont les noms et les prénoms.

  4. Il est rare que je commente, alors que vous êtes si généreux ! J’adore votre texte, très touchant. Catherine Esprit, c’est un beau nom ! Chez nous, dans le genre féminin, parfois, on trouve des sauvagesses qui riment avec délicatesse. 🙂 À +

    • La vie d’une paysanne du Languedoc en 1840 ne devait pas être très différente de celle d’une Amérindienne de la même époque. Cela me rappelle ce que disait mon prof de philosophie au lycée : « Un paysan provençal du XIXe siècle vivait comme un paysan grec du temps d’Homère. »

  5. Voilà un bel hommage à une femme toute simple qui reprend vie grâce à vous.

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