#ChallengeAZ 2015 L comme Latin

On a fait un peu de bruit à propos d’une réforme des collèges censée supprimer l’enseignement du latin et du grec. Il est bien temps de jouer les vierges effarouchées alors que l’effort officiel pour éliminer les langues anciennes du cursus scolaire est vieux de plusieurs décennies : il a commencé au temps du président félon Georges Pompidou, l’agrégé de Lettres Classiques qui a laissé repousser le début de l’apprentissage du latin de la 6ème à la 4ème. Contre cette volonté de l’État, on ne peut pas faire grand chose et les arguments qu’on déploie pour défendre le latin ne sont guère convaincants. On peut toujours se consoler en se disant que, si les mathématiques devenaient facultatives, les collégiens ne se bousculeraient peut-être pas à la porte des cours. Mais pour le généalogiste, qui a le goût du passé et qui tire des morts de l’oubli, le latin a cet immense charme d’être justement une langue morte : quand on l’emploie, on parle et on pense comme des gens qui sont morts il y a deux mille ans. Ne le considérons quand même pas comme une de nos racines : les Gaulois, en bons collabos qu’ils étaient, ont adopté la langue de leur occupant. Ne faisons pas comme eux et méfions-nous de l’anglais !

2 réponses à “#ChallengeAZ 2015 L comme Latin

  1. En politique, rien n’arrive par hasard. Chaque fois qu’un événement survient, on peut être certain qu’il avait été prévu pour se dérouler ainsi. Ce sont les paroles de
    Franklin D. Roosevelt, président des États Unis de 1932 à 1945.

    Faire de la généalogie, c’est déjà faire de la politique. Le savoir scolaire isole les connaissances. La généalogie oblige de les relier et notre compréhension s’affine dans tous ces domaines.

    L’histoire a la fâcheuse tendance à se répéter. Oui, méfions nous de l’anglais.

    Nos racines ne sont pas si importantes. Elles sont plurielles, un mélange de tant de cultures différentes. Ce qui est important est de ne pas perdre les outils pour comprendre ce que notre avenir politique et économique nous réserve. Comprendre le passé pour mieux entrevoir l’avenir que l’on laisse en héritage à nos enfants. L’histoire est bien moins virtuelle quand on s’y implique émotionnellement.

    En pratiquant la généalogie, on comprend donc en quoi cela était une discipline si importante pour les familles royales!

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