Des ptits trous, toujours des ptits trous, Nice 1851

Un récent article de Jobris « Trop de trous à Hardinghen en 1737 » me rappelle celui que j’ai lu dans L’Avenir de Nice  du 6 janvier 1851 :

Titre
« Jeudi dernier, un fait scandaleux s’est passé au cimetière de St-Étienne. Au moment de procéder à l’inhumation d’un homme et d’une femme peu fortunés, décédés la veille, dans la maison T…, route de France, le vicaire de la paroisse dit au fossoyeur qu’il pouvait jeter les deux corps dans la même fosse. Mais sur les vives observations d’une des personnes présentes, M. P…., qui s’offrit de faire lui-même les frais de creusement d’une autre fosse, l’idée indécente du prêtre n’eût pas de suites et les deux cadavres eurent chacun séparément leur sépulture. »

La route de France nous rappelle qu’à cette époque Nice n’est pas française. Quant à l’anticléricalisme latent de cet article, il est en rapport avec les tendances francophiles de ce journal qui soutiendra ensuite la politique du Second Empire.

2 réponses à “Des ptits trous, toujours des ptits trous, Nice 1851

  1. Un sentiment bien charitable que d’offrir un peu de compagnie pour agrémenter la dernière demeure d’un infortuné.

    Le prêtre me fait penser au poème « Les Enterrements civils » de Victor Hugo ;p

Laisser un commentaire

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *