Un policier casse sa canne sur une tête, Montpellier 1870

Les policiers viennent de manifester pour réclamer de meilleures conditions de travail ; en 1870 ils auraient pu protester contre le manque de fiabilité de leur matériel, comme le suggère un article paru dans La Liberté de Montpellier le 17 février de cette année-là :

« Hier, 15 février courant, vers les 9h 30 du soir, sur la place de la Comédie, un agent de police a cassé sa canne sur la tête d’un individu. Cet acte inqualifiable de brutalité avait attiré une foule considérable ; au milieu des mille rumeurs qui circulaient, il nous a été impossible de connaître la cause première de cette scène déplorable. »

Journal d’opposition républicaine qui paraît depuis le 1er janvier 1870, La Liberté ne manque pas une occasion de dénoncer la brutalité des forces de l’ordre comme on l’a déjà vu dans deux articles : « Sous le feu de l’octroi, Montpellier 1870 » et « Une amende et trois jours de prison pour avoir dansé dans la rue, Hérault 1870 ». Quand le journaliste prétend qu’il n’a pas pu savoir la cause de l’incident, dit-il la vérité ?

La place de la Comédie à Montpellier.

La place de la Comédie à Montpellier.

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