#ChallengeAZ 2016 B comme Boches

On croyait que cet horrible mot avait disparu. Mais voilà qu’il reparaît à tout bout de champ sous la plume de gens qui n’oseraient pas parler des Ritals ou des Polaques. Pourquoi une telle vulgarité ? Pourquoi ce retour aux vieilles lunes de la haine anti-allemande ?
Les exemples ne manquent pas ; ainsi, le blog de Geneanet, sous prétexte de  citer un journal d’époque, écrit : « 4 mars 1916 : les cadavres des Boches nous gênaient pour tirer ».
On veut bien que, dans le feu de l’action, les Poilus , enrageant et agonisant sous les balles et les shrapnels, aient pu employer ce terme, mais qu’on s’en serve encore cent ans après a quelque chose d’inadmissible.
Un autre exemple pris sur le même site : « les Boches remplacent la laine et la paille de leurs matelas par des vieux papiers ».
Ce triste usage atteint même des particuliers qui croient donner un air d’authenticité à leur prose en manifestant un racisme anti-germanique qu’ils n’oseraient pas déployer vis-à-vis d’autres peuples. C’est le cas par exemple dans un tweet dont je ne citerai pas l’auteur : « Travail harrassant. Nous apercevons les appareils boches qui s’en vont bombarder le pont de Dieue. #1GM ». En plus celui qui a écrit cette phrase doit s’imaginer que les Poilus étaient au courant du plan de vol des aviateurs allemands. Le Baron Rouge les avait-il mis dans la confidence ?

Dans une lettre adressée à Paul Déroulède en 1885, Alphonse Allais écrivait : « Moi, je hais les Allemands ; mais je les hais tous, tous, tous ! Je hais la petite Bavaroise de huit mois et demi, le centenaire poméranien, la vieille dame de Francfort-sur-le-Main et le galopin de Kœnigsberg. »KER Cabinet des Estampes

7 réponses à “#ChallengeAZ 2016 B comme Boches

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