#ChallengeAZ 2016 R comme Refus des AD 25

« Attention : les registres de l’état civil du département du Doubs ne sont pas numérisés et ne le seront ni à court ni à moyen terme. Vous ne les trouverez donc pas sur notre portail de recherche. Seules les tables décennales numérisées sont proposées en ligne. Elles sont accessibles depuis la recherche dans les documents numérisés, en indiquant « tables décennales » ET le nom de la commune. »
Telle est la sympathique mise en garde qui accueille le visiteur sur la page intitulée faussement Chercher dans les archives, car c’est justement l’impossibilité de chercher qui est signalée. Alors que bientôt la totalité des départements permettent la consultation en ligne de l’état-civil et des registres paroissiaux, on ne peut que s’étonner d’une pareille carence.
Sans doute quelqu’un s’imagine-t-il que les tables décennales du XIXe siècle suffiront à satisfaire les généalogistes amateurs.
On en est réduit à constater une fois de plus les méfaits de la décentralisation : la décision de proposer sur internet les archives d’état-civil aurait dû être prise au niveau national. Au lieu de cela on laisse des potentats locaux, plus attirés par le foot-ball que par la culture historique, freiner le progrès.

Cette image est sur la page d'accueil des Archives Départementales du Doubs : on la voyait souvent dans les années 1980 sur le minitel.

Cette image est sur la page d’accueil des Archives Départementales du Doubs : on la voyait souvent dans les années 1980 sur le minitel.

6 réponses à “#ChallengeAZ 2016 R comme Refus des AD 25

  1. Françoise COLLIOT

    Je crains qu’il ne s’agisse là qu’un moyen de faire vivre l’hôtellerie locale… ce que je trouve déplorable.

  2. C’est préjudiciable pour les documents d’archives eux-mêmes. Le risque d’abimer les originaux définitivement est bien plus grand lorsqu’ils sont consultables sur place que si on les numérise une fois et qu’on les met en ligne à disposition du public.
    Certains départements sont déjà passés à l’indexation des recensements (!), à la numérisation des minutes notariales, des hypothèques tandis que d’autres n’ont toujours pas l’état-civil en ligne…

    • Françoise COLLIOT

      La Seine-Saint-Denis a la même politique que le Doubs (à la différence notable que même les TD ne sont pas numérisées), j’avoue renoncer assez rapidement parce que leurs visionneuses et leurs microfilms sont hors d’âge et que mes yeux n’arrivent plus à lire quoi que ce soit après un ou deux rouleaux… Je trouve ça lamentable… ! Où est l’égalité face à l’accès à ces données ?

      Mais pour terminer par une note très positive, le site des archives de la Haute-Saône a longtemps été des plus calamiteux, visionneuse absolument pas ergonomique, registres numérisés sur une très courte période, moins de 100 ans… et puis… l’année dernière, miracle des miracles, une nouvelle configuration du site, qui est devenu d’une fluidité rare et SURTOUT en ce qui concerne les registres paroissiaux les deux séries ont été numérisées… c’est devenu un des meilleurs sites pour les généalogistes amateurs de mon espèce !

  3. Tiens, tiens… C’est un post qui fait écho à ma lettre « G » comme Gers. Effectivement, un effet pervers de la décentralisation (qui conduit aussi à avoir des archives départementales fort différentes les unes des autres). Mais ne le crions pas trop fort: nos chers politiciens (de tous bords) seraient capables d’exiger que les départements les plus avancés s’alignent sur les plus attardés pour garantir l’égalité de traitement…

  4. On se croirait presque en Italie…

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