#ChallengeAZ 2016 D comme Djihad

La France a déjà connu le djihad : c’était dans les années 1790 à l’époque où des paysans abrutis par le calvados et la religion attaquaient les braves soldats de la jeune République pour défendre les nobles qui les exploitaient et les prêtres qui les bernaient.

Ces terroristes en sabots pratiquaient la guerre des lâches qui est la guérilla. Ils ne criaient pas « Dieu est grand ! » mais, plus modestement, imitaient le cri de la chouette.

Ils aimaient la décapitation, comme le raconte Balzac dans son roman Les Chouans : « La tête fut tranchée d’un seul coup. Marche-à-terre prit cette tête par une touffe de cheveux, sortit de la chaumière, chercha et trouva dans le grossier chambranle de la porte un grand clou autour duquel il tortilla les cheveux qu’il tenait, et y laissa pendre cette tête sanglante à laquelle il ne ferma seulement pas les yeux. »

Ils avaient pour chefs des aristocrates comme Charette ou La Rochejaquelein, des aventuriers comme Cadoudal ou bien des repris de justice comme Cottereau. Le point commun des trois premiers était d’être vendus aux Anglais dont ils préparaient le débarquement.

Heureusement l’arrière-grand-père de mon arrière-grand-père a gagné ses galons de sergent en canonnant royalistes et girondins au siège de Lyon en 1793 . Voir l’article « Un ancêtre : le lieutenant Toussaint Girardot ».

Jean Joseph Weerts La mort de Bara

Jean Joseph Weerts La mort de Bara.
Joseph Bara était un jeune tambour de l’armée républicaine.
Âgé de quatorze ans, il a été massacré par les Vendéens le 17 frimaire de l’an II.
Il est mort en criant « Vive la République ! ».

 

6 réponses à “#ChallengeAZ 2016 D comme Djihad

  1. A une époque où il est devenu de bon ton de condamner la République, d’oublier que Robespierre et le Terreur n’ont été qu’une défense de la Révolution, bien sûr violente, qui ne faisait que répondre à l’extrême violence de la contre révolution armée par les monarques cousins et alliés du régime renversé, il est finalement assez courageux de rétablir la vérité. Oui les premiers criminels sont Charette, Cadoudal et autres, pas les soldats de la République. Et comme toujours, les paysans vendéens, trompés par le sabre et le goupillon, furent les premières victimes.

  2. Vos textes « poil à gratter » sont toujours un plaisir à lire 😉

  3. Article très intéressant et hélas d’actualité…
    Ça me rappelle une discussion que j’ai eu avec un prêtre de la famille sur les croisades. L’histoire se répète d’une religion à une autre.

  4. Sauf votre respect Jean-Michel, je me dois de rétablir la vérité historique.
    Tout d’abord, les paysans de l’Ouest (Vendéens et Chouans) ne se sont pas soulevés contre la Révolution, qu’ils avaient bien accueillie, mais contre la conscription et la volonté du pouvoir d’enrôler 300000 hommes. Certes, des aristocrates en ont profité pour se porter à leur tête et tenter de renverser la Révolution, mais à la base les paysans ne cherchaient pas à les défendre.
    Quant aux exactions, celles perpétrées par l’armée révolutionnaires étaient bien pires que celles perpétrées par les soldats vendéens qui se battaient avec leurs armes.
    Enfin, rien ne justifie les colonnes infernales, dont l’objectif était un populicide, modèle de tous les génocides modernes.

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