Marie Rosine et Marie Rosine

Retour a la généalogie pure et dure, avec ses menus tracas et ses mauvaises surprises dont on sourit jaune quand le problème a été résolu. Une anecdote à ce sujet.
Je cherche une certaine Marie Rosine Kuster qui est née au début des années 1830 dans un village à côté de Guebwiller dans le Haut-Rhin. Ce n’est pas une de mes ancêtres, elle appartient à la famille d’un allié. Jusque-là, rien que de très banal. Je la trouve, ou plutôt je la devine, dans les tables décennales certes écrites proprement, mais dont l’encre a dû passer.
Je me reporte donc à la date indiquée, le 7 mai 1831, dans le registre des naissances de la commune, qui s’appelle Murbach. Et je trouve Marie Rosine Kuster ! Jusque là le suspense est plutôt mince…
J’ai trouvé ce que je cherchais, mais, par acquit de conscience, je lis quand même l’acte. Et là mon étonnement commence : le prénom du père que j’attendais n’est pas Charles, celui-là s’appelle Simon Martin, et le nom de la mère ne correspond pas non plus. Sur quel imbroglio serais-je tombé ?
Heureusement la solution n’est pas loin : un coup d’œil tout à fait fortuit sur la page d’après me montre que l’acte de naissance suivant est celui de Marie Rosine Kuster, née le 14 mai, fille de Charles et de son épouse Anastase Ottiger.
Mais quelle idée est venue à ces braves gens, dans un village qui a 245 habitants en 1831, de donner le même prénom – un prénom qui plus est assez rare – à leurs filles nées à une semaine d’intervalle, alors qu’ils partagent déjà le même patronyme ?
En fait l’homonymie n’est pas un phénomène rarissime, voir l’article « Deux fois la même ?« 

Murbach par François Walter, 1785BNU Strasbourg

Murbach par François Walter, 1785
BNU Strasbourg

2 réponses à “Marie Rosine et Marie Rosine

  1. Il doit bien y avoir une raison! Murbach à l’époque comptait 245 « âmes » et il est plus que probable que les deux familles Kuster se connaissent bien, qu’ils aient un tronc commun. A une semaine d’intervalle, le hasard ne semble pas y avoir sa place.

  2. Marie Rosine était peut-être le prénom d’un aïeule commune aux deux familles. A cette époque, on ne se souciait certainement pas de ne pas donner le même prénom à des membres d’une même famille. J’ai trouvé de nombreux cousins germains portant le même patronyme et le même prénom, tout simplement parce que c’était celui du grand-père et que chaque frère voulait le donner à l’un de ses fils.

Laisser un commentaire

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *