Souffrance animale, Nice 1881

Un précédent article faisait allusion à la triste condition des animaux de trait à la fin du XIXe siècle où ils sont innombrables et vraisemblablement dépréciés. Les mavais traitements qu’ils subissent apparaissent parfois dans les faits divers, ainsi dans Le Petit Niçois du 20 mars 1881 :

« Procès-verbal a été dressé contre le nommé Jean-Baptiste Criba, charretier, pour avoir maltraité violemment un malheureux cheval attelé à une voiture trop chargée.
Les actes de brutalité de cet individu ont soulevé l’indignation de tous les assistants. Figurez-vous, en effet, s’il faut en croire ce qu’en disent les personnes qui se sont trouvées présentes à cette lutte d’une pauvre bête n’en pouvant plus, avec une brute à deux pieds ! Ce cheval n’avait que la peau, il devait souffrir un peu de tout, et cependant son jeune conducteur, ou plutôt son jeune bourreau, lui labourait le corps à coups de fouet, et avait fini par lui mettre tout en sang une jambe de devant. Si la rue seule avait été témoin de ces traitement monstrueux, et que nous tenons d’un spectateur, le pauvre cheval serait sans doute resté sur place.
Qui n’aime pas les bêtes, n’aime pas les gens ! dit un vieux proverbe, qui sera toujours vrai ! Chaque jour, nous en avons la preuve ! »

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