Des enfants forcés à mendier, Nice 1881

Dans son numéro du 8 juillet 1881 Le Petit Niçois évoque une situation que notre propre société est loin d’ignorer :

« Mendicité. —Voilà deux pauvres petits enfants arrêtés encore pour délit de mendicité.
Marie Parenti, âgée de 11 ans. et son jeune frère Antoine Parenti, âgé de 4 ans, se livraient sur la voie publique à ce triste métier. Ils ne comprenaient pas, les malheureux enfants, ce qu’ils faisaient, et ils jouaient leur rôle avec assez de feu lorsque les agents les ont surpris.
Mais ces enfants mendiaient-ils pour eux ? Hélas ! Le plus souvent ce sont de pauvres enfants obligés par des parents fainéants et lâches à aller tendre la main à travers la ville, pour gagner ainsi le pain de ceux qui se cachent à la maison, et y vivent bien. On nous a raconté que le soir, s’ils ont la mauvaise fortune de rentrer sans avoir la moyenne fixée, non-seulement on les bat, mais encore on les fait coucher sans souper.
Une bonne enquête, ne ferait-elle pas cesser cette injustice criante ?
Que seront, devenus hommes, ces enfants qu’on habitue ainsi à la mendicité ? Les échos des tribunaux sont là pour répondre. »

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