Identification d’un repris de justice en 1881

En 1881, quand la justice doit identifier quelqu’un, elle n’a que peu de moyens : pas de fiche anthropométrique, ni d’empreintes digitales, encore moins d’ADN. Heureusement il existe certains traits particuliers dont les autorités savent tenir compte, ainsi que le relate un article paru dans le Petit Niçois du 27 août 1881 :

« Signalement. —Le parquet de Paris est chargé, en ce moment, de rechercher ce qu’a fait en France un ancien forçat nomme Marot, sorti de Cayenne depuis quelques années. Cet individu a été arrêté, i! y a quinze jours, à Toulon, en flagrant délit de vol. Comme il avait changé de nom, on n’a pu établir son identité que grâce à des tatouages qu’il porte sur diverses parties du corps et qui étaient relevés sur les livres du bagne.
En voici deux pratiqués dans sa jeunesse et qui indiquent que Marot se faisait peu d’illusion sur son avenir. Son bras gauche porte l’inscription suivante : « 6 avril 1850. — Pas de chance », et sa cuisse droite, celle plus significative encore : « 11 janvier 1859. — La gendarmerie sera mon tombeau. »

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