Un forcené à Nice en 1881

Que faire pour se débarrasser d’un forcené, à une époque où n’existent ni RAID ni GIGN ? Le Phare du Littoral du 22 Septembre 1881 montre comment il a été répondu à cette question dans une rue du Vieux Nice en 1881 :

« Courage et Dévouement. — Le 21 septembre, de 7 à 8 heures du matin, l’alarme était donnée dans la rue Barillerie ! Un fou furieux nommé André Odarda, demeurant dans cette rue, au n° 18, maison Vigon, après avoir menacé sa femme [qui] avait dû s’enfuir de la maison pour ne pas être victime de sa fureur ; nul n’osait pénétrer dans sou appartement, gardé par un agent de police qui se tenait à la porte en attendant du renfort. Ce fou furieux, en complet état de nudité, armé d’un grand couteau, après avoir tout brisé dans la maison, menaçait de tuer ceux qui l’approchaient.
M. Jean-Baptiste Trucchi, surveillant du balayage public, chevalier-sauveteur, n’a pas hésité un seul instant à franchir cette porte, et après s’être muni d’une poignée de poivre en poudre et l’avoir jetée à la face de cet homme, est parvenu à lo saisir à bras le corps, à s’en rendre maître, et, aidé par les agents, à le conduire à la mairie où ii a été mis sous verrous
Nous félicitons vivement M, Trucchi du courage qu’il a déployé en cette circonstance. »

2 réponses à “Un forcené à Nice en 1881

  1. Quand vous voyez un flic dans la rue, c’est qu’y a pas de danger. S’il y avait du danger, le flic serait pas là. [Coluche]

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