Divers faits divers, Nice 1881

Quatre courts articles qui se suivent dans Le Petit Niçois du jeudi 27 octobre 1881. Ils donnent par petites touches – à l’instar des tableaux impressionnistes de la même époque – une idée de quelques aspects de la vie à Nice en ce temps-là, une vie qui a été très dure pour certains.

« Le vitriol à Nice. — Voilà, que le vitriol continue à faire des siennes. Hier, le nommé Pachialo Martin, menuisier, a jeté une certaine quantité d’acide sulfurique sur le visage de son épouse, Martin Christine, âgée de 25 ans, demeurant rue Cassini, 12, et dont il vit séparé depuis 4 mois.
Paohialo a aussitôt pris la fuite. La police pense qu’il a dû se réfugier à Monaco où il a son domicile.
Les brûlures sont très-graves. Une enquête est ouverte, mais le coupable court les champs. Peut-être joue-t-il à la roulette ?

Procès-verbal a été dressé contre le nommé Storachio Joseph, miroitier, pour avoir fumé dans l’escalier du théâtre.

Vagabondage. – Le nommé Bertrand Antoine, âgé de 19 ans, manœuvre, sans domicile, a été arrêté sous l’inculpation de vagabondage et mendicité.

Mort dans une grange. — Hier, à 7h 1/2 du matin, un sieur Jean Steratto, âgé de 61 ans, qui ne vivait que de la charité publique, a été trouvé mort au quartier de St-Etienne, dans une grange où il couchait depuis cinq mois.
M. le docteur Carles a constaté que cette mort était le résultat d’une maladie de cœur dont ce malheureux était atteint depuis longtemps. »

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