Accident de voiture à Nice en 1882

Le Petit Niçois du samedi 4 février 1882 rapporte un accident de voiture qui aurait pu être tragique :

« Épouvantable culbute. – Avant-hier soir, à sept heures, la victoria 184, conduite par le cocher Bendini, descendait la route de Villefranche. La victoria contenait un voyageur. À l’endroit où la descente est la plus rapide, le cheval prit peur, et, malgré les efforts du cocher, s’emballa.
Arrivée à l’intersection de la route de Villefranche et du boulevard de l’Impératrice de Russie, le cocher cria au voyageur de sauter. On avait devant soi la tranchée, large de 3 m et profonde de 7, que la municipalité fait creuser pour y installer le grand égout. Le voyageur sauta. Quelques secondes après, le cocher en fit autant, et, en moins de temps qu’il ne faut pour l’écrire, le cheval disparaissait dans le fossé traînant après lui la voiture.
Les passants affolés se précipitèrent ; n’ayant pas vu sauter le cocher et le voyageur, leur épouvante était bien légitime.
On organisa immédiatement des secours ; les uns allèrent chercher des cordes, d’autres des poutres, et on installa, séance tenante, une manière de grue, avec laquelle on tira d’abord la voiture dit, brisée en plusieurs morceaux, recouvrait le cheval.
Ensuite vint le tour du cheval, que l’on hissa sur le bord du fossé. La pauvre bête, étourdie un par l’épouvantable culbute qu’elle avait faite, était comme morte. Elle reste en travers de la route pendant une heure ; puis, à huit heures, elle se releva tranquillement. Elle n’avait rien de cassé. Le poil de tout le côté gauche est enlevé comme sur l’avait tanné.
Tous en ont été quittes pour la peur.
Maintenant, dit Le Phare Du Littoral auquel nous empruntons ce récit, à qui incombe la responsabilité de cet accident ?
Si l’on en croit les habitants de ce quartier, il est étonnant que pareille chose n’arrive plus souvent, étant donné le peu de précautions que prend l’entrepreneur de ces travaux en ne faisant pas établir, la nuit surtout, une solide barrière tout le long de ce véritable précipice. L’endroit est déjà très dangereux en temps ordinaire, car c’est exactement au carrefour des deux routes.
Quelques madriers et une petite lanterne ne suffise pas pour protéger les voitures et les piétons !
Renvoyé à qui de droit. »
« Épouvantable culbute. – Avant-hier soir, à sept heures, la victoria 184, conduite par le cocher Bendini, descendait la route de Villefranche. La victoria contenait un voyageur. À l’endroit où la descente est la plus rapide, le cheval prit peur, et, malgré les efforts du cocher, s’emballa.
Arrivée à l’intersection de la route de Villefranche et du boulevard de l’Impératrice de Russie, le cocher cria au voyageur de sauter. On avait devant soi la tranchée, large de 3 m et profonde de 7, que la municipalité fait creuser pour y installer le grand égout. Le voyageur sauta. Quelques secondes après, le cocher en fit autant, et, en moins de temps qu’il ne faut pour l’écrire, le cheval disparaissait dans le fossé traînant après lui la voiture.
Les passants affolés se précipitèrent ; n’ayant pas vu sauter le cocher et le voyageur, leur épouvante était bien légitime.
On organisa immédiatement des secours ; les uns allèrent chercher des cordes, d’autres des poutres, et on installa, séance tenante, une manière de grue, avec laquelle on tira d’abord la voiture dit, brisée en plusieurs morceaux, recouvrait le cheval.
Ensuite vint le tour du cheval, que l’on hissa sur le bord du fossé. La pauvre bête, étourdie un par l’épouvantable culbute qu’elle avait faite, était comme morte. Elle reste en travers de la route pendant une heure ; puis, à huit heures, elle se releva tranquillement. Elle n’avait rien de cassé. Le poil de tout le côté gauche est enlevé comme sur l’avait tanné.
Tous en ont été quittes pour la peur.
Maintenant, dit Le Phare Du Littoral auquel nous empruntons ce récit, à qui incombe la responsabilité de cet accident ?
Si l’on en croit les habitants de ce quartier, il est étonnant que pareille chose n’arrive plus souvent, étant donné le peu de précautions que prend l’entrepreneur de ces travaux en ne faisant pas établir, la nuit surtout, une solide barrière tout le long de ce véritable précipice. L’endroit est déjà très dangereux en temps ordinaire, car c’est exactement au carrefour des deux routes.
Quelques madriers et une petite lanterne ne suffise pas pour protéger les voitures et les piétons !
Renvoyé à qui de droit. »

Une victoria.

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