Noyée pour remplir une cruche, Nice 1882

Au XIXe siècle et avant, la noyade est très fréquente parmi les causes de décès accidentels. Plusieurs articles de ce blog ont déjà évoqué ce sujet. Parmi ceux qui concernent Nice, on peut lire les noyés du Var ou bien Mourir à trois ans, 1818. L’accident que raconte Le Petit Niçois du 29 mai 1882 évoque la vie paysanne dans ce qu’elle a de plus simple – on pense à Giono en le lisant. Il s’est pourtant déroulé à quelques centaines de mètres du Nice des touristes et de la richesse, dans une zone qui n’avait pas encore perdu toute sa ruralité et qui se situe à l’extrêmité ouest de la Promenade des Anglais.

« Une femme noyée– — Avant-hier soir, le cadavre d’une femme a été trouvé dans un bassin de, la propriété Carles, au quartier de Caucada.
Des constatations faites jeudi par M. le commissaire de police du 4e arrondissement, assisté de M. le docteur Carles fils, il résulte que ce cadavre est celui de la femme Joséphine Martin, veuve d’Antoine Raynaud, âgée de 67 ans, née à Nice et y habitant.
Cette pauvre femme était allée cueillir de l’herbe pour ses lapins dans la propriété Carles. C’est en voulant puiser une cruche d’eau dans ce bassin, qui est en contre-bas du sol, qu’elle a dû y choir. La nappe d’eau ayant une .profondeur de 3 mètres elle s’y est noyée sans que ses cris aient pu être entendus. »

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