Bandits de grand chemin, Alpes-Maritimes 1882

Dans l’arrière-pays niçois, l’insécurité n’est pas une illusion à la fin du XIXe siècle : en témoigne un article du Petit Niçois qui paraît le 28 juin 1882. La présence de ces bandits et la terreur qu’ils inspirent ne sont pas sans rappeler les Barbets qui occupaient cette région de la Vésubie au temps de la Révolution française.

« Bandits. — On nous annonce que les environs d’Utelle sont hantés par une bande de malfaiteurs qui répandent l’effroi dans la population de ce pays. On suppose que ce sont des ouvriers renvoyés des chantiers du canal de la Vésubie qui se sont ligués pour vivre de rapines.
Des attaques à main armée ont même eu lieu, à ce qu’on nous assure.
Le facteur d’Utelle s’est vu attaquer près de Saint-Jean-la-Rivière par un homme armé d’un couteau qui lui a demandé de l’argent, le facteur s’est armé d’un revolver, ce qui a mis en fuite son agresseur.
L’autre jour, dans la campagne des environs de cette commune, une femme a été à moitié assommée, puis les bandits lui ont pris son avoir.
En apprenant ces faits, des gendarmes se sont mis en campagne et trois d’entre eux ont rencontré près de la Vésubie, entre Lantosque et Le Suquet, une bande de dix à onze de ces malfaiteurs armés; ils n’ont pu engager un combat trop inégal.
Les habitants d’Utelle, de Lantosque, de Saint-Jean-la-Rivière, des villages et des campagnes environnants n’osent plus sortir sans être armés. »

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