Scène de bal, Nice 1882

On a célébré le 8 mars la Journée de la Femme. Quels que soient les injustices et les problèmes qui subsistent, les témoignages ne manquent pas qui permettent de mesurer les progrès accomplis dans l’amélioration de la condition féminine. Ainsi les faits rapportés par Le Petit Niçois du 4 juillet 1882, qui se sont déroulés à Saint-Barthélemy, un des quartiers encore semi-campagnards de Nice où ont vécu mes ancêtres.

« Scène de bal. – Il s’est passé, dimanche, pendant le bal donné par la Société des cochers, à Saint-Barthélemy, la scène suivante :
Une jeune femme se livrait avec ardeur aux danses les plus animées, lorsqu’on vit un homme percer la cohue des danseurs, arracher cette femme des mains de son cavalier, et lui administrer deux maîtresses gifles. Une querelle s’ensuivit et les assistants apprirent que cette femme avait laissé ses enfants enfermés et pleurant à la maison, et que celui qui l’avait giflée était le mari, indigné du mauvais cœur de sa femme.
De tous côtés, on prit parti pour le mari et le départ de la femme fut accompagné de huées. Cette scène a causé une certaine émotion, mais les danses n’ont pas tardé à être reprises avec autant d’animation qu’auparavant. »

Le monastère de Saint-Barthélemy,
aquarelle de Jacques Guiraud

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