Mauvais goût

Dans cet article qui paraît vendredi 1er septembre 1882, le journaliste du Petit Niçois a l’air de croire à des farces de très mauvais goût commises par des jeunes gens, mais, à y réfléchir, n’aurait-on pas plutôt ici l’expression d’une solidarité de classe d’âge ?

« Mauvais plaisants. — On se souvient qu’il y a quelque temps, un jeune homme de Cannes se suicidait dans la maison de sa fiancée.
Quelques jeunes gens, poussés par nous ne savons quel sentiment, ont cru bon de se livrer, vis-à-vis des parents de la demoiselle, à des farces d’un goût douteux et que tout le monde réprouve.
Profitant de la nuit, ils vont placer sur la fenêtre de grossiers dessins au fusain, faits sur papier et éclairés par une bougie.
Ces dessins représentent le plus souvent un squelette avec une inscription qui rappelle le douloureux événement.
Samedi, vers 11 heures, un mauvais plaisant fut surpris accrochant à la grille du jardin en question une nouvelle ébauche de squelette.
Les parents de la jeune fille, effrayés, poussèrent des cris furieux en poursuivant le farceur dans les rues voisines.
Ils ont porté plainte à qui de droit. »

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