La colère des dieux, Alpes-Maritimes 1882

L’énoncé du fait divers rejoint parfois le récit mythologique : figure éternelle du forgeron, solitude du héros, simplicité du décor, symétrie du feu de la forge et de l’éclair, image extraordinaire de l’enclume tordue par la foudre, tout concourt à rapprocher cet article paru dans le Petit Niçois le 9 septembre 1882 d’un archaïque épisode poétique.

« La foudre. — La nouvelle que nous donnions hier est confirmée. Pendant le dernier orage, un homme a été tué par la foudre à Villefranche. C’était un forgeron maréchal-ferrant, établi depuis de longues années sur la route nationale, et qui avait l’habitude de coucher toutes les nuits, en compagnie de son chien, dans la baraque en planches qui lui servait de forge.
La foudre, tombant sur la masure, a tué le malheureux forgeron et son chien. Elle a effondré la cabane elle-même et tordu violemment l’enclume. »

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