Fausse alerte, Nice 1882

On n’a pas attendu le téléphone pour mal se conduire comme le suggère un article du Petit Niçois paru le mercredi 11 octobre 1882 :

« Un mauvais plaisant. – Un de nos confrères racontait hier, qu’un léger feu ayant été allumé dans une cave de la rue Saint-François-de-Paule, la fumée qui s’échappait soupirail fit craindre un incendie et que les pompiers s’empressèrent d’accourir. Il y avait là une cause qui légitimait l’empressement de nos pompiers. Mais hier soir, il s’est passé un fait tout autre.
Vers 11 heures, l’individu arriva tout essouffler à la mairie, et annonça qu’un grand incendie s’était déclaré dans la rue Cassini. Aussitôt le poste parti pour la rue désignée, amenant avec lui une pompe. La nouvelle apportée par cet individu se répandit vite, et de nombreuses personnes se dirigèrent vers la rue Cassini. Un officier du 111ème se hâta d’aller prévenir à la caserne, où un détachement se prépara à partir pour le théâtre du sinistre. M. le Commissaire central, M. l’Inspecteur de police se hâtèrent aussitôt d’accourir. Bref, vers 11h30, les pompiers suivis d’une foule de personnes débouchèrent dans la rue Cassini, où leur arrivée causa une vive surprise aux habitants du quartier. Il n’y avait là aucun feu ; et après avoir constaté qu’on avait été les dupes d’un mauvais plaisant, chacun dut retourner sur ses pas, les pompiers ramenant leur pompe restée inutile.
C’est égal, si on peut mettre la main sur le monsieur qui juge spirituel de jouer de pareilles farces, croyons que l’on ferait bien de lui infliger une bonne correction. »

Une image d’Epinal.

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