Enfants à céder, Nice 1882

La Côte d’Azur n’est pas un paradis pour tout le monde, comme en témoigne un article du Petit Niçois le jeudi 30 novembre 1882 :

« On offre un ou deux petits enfants. — Voici un avis que l’on nous prie de publier. Comme on le verra, il est assez rare, heureusement, que des journaux aient à publier des offres semblables :
Un pauvre ménage, réduit à la plus extrême misère, — le mari ne travaille pas depuis très longtemps, et la femme est souffrante, — ayant quatre enfants à nourrir : un de 7 ans, un autre de 4 ans, et les deux derniers, jumeaux, âgés de 10 mois à peine, donnerait volontiers à quel¬que personne qui serait en mesure de les bien élever, un ou même deux de ses enfants. On comprend quel sacrifice ferait ainsi cette mère, surtout ; mais elle s’y voit obligée, car il lui est absolument impossible de nourrir ses quatre enfants.
S’adresser A Mme Millavaca Teresa, boulevard Risso, maison Weil. »

2 réponses à “Enfants à céder, Nice 1882

  1. Quelle tristesse !
    Merci pour ce blog passionnant qui nous plonge dans le quotidien des âges passés : autres temps, autres mœurs.

    • Merci pour vos encouragements ! « autres temps, autres mœurs » écrivez-vous à propos de l’article ci-dessus. Rappelons néanmoins que des cas semblables ont eu lieu naguère aux États-Unis, sans parler des malheureuses du tiers-monde qui vendent leurs enfants à des occidentaux pour adoption. Et dans l’empire romain, il arrivait que des parents vendent leurs enfants comme esclaves ainsi que le raconte Trimalcyon un des personnages du Satyricon de Pétrone quand il remémore ses débuts dans la vie.

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