Encore le feu, Nice 1883

La mode du réalisme qui domine la littérature de ce temps-là conduit les journalistes à donner les détails les plus crus notamment quand ils relatent un suicide, aussi pour satisfaire la curiosité des lecteurs. On s’en rend compte en lisant le récit suivant dans le Petit Niçois du 2 mars 1883 :

« Affreux suicide — Une jeune fille de notre ville s’est suicidée d’une façon terrible.
Cette malheureuse était âgée de 17 ans à peine. Elle était employée dans un magasin de mercerie de la rue de la Préfecture. Mercredi, elle se rendit dans la banlieue de Nice, et là, cherchant un endroit écarté où l’on ne pût la déranger dans ses horribles préparatifs, elle enduisit ses vêtements de pétrole. Elle en but même une certaine quantité. Puis elle mit le feu à sa robe.
En un moment, elle était entourée par les flammes. Un passant, qui aperçut le feu, accourut et se précipita sur l’infortunée pour essayer de la sauver. Ramenée chez elle, elle y est morte dans d’affreuses souffrances.
On ignore les causes de ce suicide que l’on attribue cependant à des peines d’amour. »

Le suicide par le feu est déjà évoqué sur ce blogue dans Suicide par le pétrole, Cagnes-sur-Mer 1882.

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