Deux morts ordinaires, Alpes-Maritimes 1883

Deux morts sans lien aucun, mais dont le rapprochement fortuit dans deux articles contigus du Petit Niçois paru le 13 avril 1883 invite à s’interroger sur ce qu’a pu être l’existence de certains êtres, bien loin des images de luxe tranquille attachées à la Côte d’Azur :

« VILLEFRANCHE

On annonce que, il y a quelques jours, une vieille femme, âgée de 60 ans, la nommée Caroline Àuda, qui s’adonnait habituellement à la boisson et que pour ce fait on avait qualifiée par le sobriquet de Moka, se trouvant en état d’ivresse, fît une chute dans son escalier. Les voisins la relevèrent et la portèrent dans son logement.
Ne l’ayant plus revue depuis quelques jours, ils eurent le pressentiment qu’elle était morte et montèrent chez elle. Un spectacle affreux s’offrit à leurs regards. La malheureuse était en état de décomposition avancée, et les rats lui avaient rongé la tête et les mains. L’horreur de ce spectacle défie toute description.

CANNES

Suicide. — Mardi matin, à 10 heures et demi, on a retiré de la mer, en face la ruelle de la Foux, le corps de la nommée Thérèse Féraud, âgée de 72 ans, au service de l’abbé Jourdan, vicaire, laquelle, d’après ce que l’on dit, se serait volontairement donné la mort. »

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