Accidents en chaîne, Nice 1884

Le Petit Niçois raconte, dans un article du 14 mars 1884, le déroulement d’un accident de la circulation qui ferait presque sourire si un malheureux cheval n’en avait été victime :

« Un accident qui, par un bonheur miraculeux, n’a pas en de suites graves, s’est produit hier à midi 50, sur l’avenue de la Gare, près du café de la Maison Dorée.
M. Barraja, conseiller général et conseiller municipal, passait avec sa voiture dans la rue Garnieri ; lorsqu’un chien, qui suivait depuis quelque temps en aboyant, se jeta sur le cheval et le mordit. L’animal poussa un hennissement de douleur, puis s’emporta, se dirigeant à fond de train vers l’avenue de la Gare. Juste à ce moment passait à une allure assez rapide la voiture No 2 des tramways. Le cheval s’élança dans le tramway en marche, entraînant avec lui la voiture, qui brisa trois de ces banquettes mobiles qu’ont les voitures d’été, puis s’arrêta comme encastrée sur la plate-forme, au milieu des débris des sièges brisés. Le cheval, blessé, est resté un moment immobilisé, les deux pieds de devant sur la voie, ceux de derrière sur la plate-forme de la voiture. On eut assez de difficulté pour détacher la pauvre bête et pour débarrasser le tramway de sa charge inattendue.
A part les quelques blessures peu graves du cheval, tout s’est donc borné à des dégâts matériels. C’est que les banquettes atteintes par le choc n’étaient occupées par personne. Mais qu’on pense aux malheurs qui auraient pu en résulter, si ce fait s’était produit un dimanche, par exemple, lorsque les tramways sont bondés de voyageurs ! »

Nice, l’avenue de la Gare en 1901.

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