Un infanticide à Nice en 1884

Les infanticides, qu’on rencontre de temps en temps, sont généralement le fait de pauvres filles qui se sentent obligées de se débarrasser de leur progéniture poussées par la misère ou par la honte. Mais, le mardi 8 avril 1884, le crime relaté dans un article du Petit Niçois a des caractéristiques inverses :

« Horrible drame. — Un drame affreux s’est passé dimanche soir vers minuit. Une dame étrangère, qui habitait la villa Clémentine, à Sainte-Hélène, prise d’un accès de fièvre chaude, a étouffé son propre enfant, âgé de deux ans à peine. Puis s’armant de ciseaux, elle a tenté de se suicider en s’ouvrant les veines du bras. En accomplissant son horrible attentat, la malheureuse poussait des cris, des vociférations qui attirèrent les voisins. Ceux qui les premiers entrèrent dans la pièce où ce drame s’était accompli, s’empressèrent de faire prévenir la police.
M. Robert, commissaire de police du 4e arrondissement, assisté de M. le docteur Guillabert, s’est rendu sur lieux où il a procédé aux constatations d’usage.
Le docteur Guillabert a donné des soins dévoués à la blessée dont la vie n’est pas en danger. »

Rappelons que Sainte-Hélène est un quartier de Nice, en fait une paroisse encore rurale au XIXe siècle, qui se situe à l’extrémité ouest de la Promenade des Anglais.

Sainte-Hélène au début du XXe siècle.

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