Un internement abusif, Nice 1884

Le Petit Niçois du samedi 11 mai 1884 raconte comment une pauvre femme qui ne commettait pas d’autre délit que d’être « atteinte d’idiotisme » va se retrouver expédiée dans un hôpital psychiatrique parce qu’elle avait la malencontreuse habitude de prendre l’air « sur le seuil d’une maison », à une époque où, d’ailleurs, les habitants sortaient des chaises devant chez eux le soir pour prendre le frais :

« Une malheureuse, atteinte d’idiotisme, se tenait habituellement sur le seuil d’une maison dans la rue Palermo.
Cette pauvre femme a été conduite provisoirement au poste ; mais nous croyons que par les soins de la police elle sera amenée dans une maison de santé. »

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