Quiproquo, Nice 1884

Le Petit Niçois du 8 avril 1884 rapporte comment une scène de comédie peut cacher un drame :

« Agression. — Un grave attentat a été commis dans la soirée de mardi, rue du Paillon.
M. Beri, négociant, rentrait chez lui vers 7 heures 1/2 pour dîner. Au moment où il entrait dans la porte de l’allée, des malfaiteurs qui y étaient cachés se jetèrent sur lui, et lui serrèrent si violemment le cou que le malheureux, à demi étouffé, tomba évanoui sur le sol. Il resta près d’une demi-heure gisant ainsi sans connaissance. Son fils aîné, rentrant chez lui se butta contre ce corps étendu ; il crut que c’était un ivrogne qui cuvait son vin, et il monta à la maison, au 1er étage. Il demanda si son père était arrivé.
— Non, pas encore, lui répondirent ses parents.
— Alors, je vais faire partir un ivrogne qui est couché en bas, car mon père pourrait en être effrayé.
Et le jeune homme prit une lumière et descendit l’escalier. Quel ne fut pas son étonnement lorsqu’il reconnut son père dans cet homme qu’il prenait pour un ivrogne.
On porta aussitôt le blessé sur son lit, on l’entoura de soins et après quelques moments on put le rappeler à la vie. Maintenant M. Beri, est heureusement hors de danger.
Aussitôt qu’il revint à lui, M. Beri raconta comment il avait été victime d’une agression ; et on constata que cent vingt francs et la montre qui étaient dans sa poche avaient disparu. Le vol a donc été le mobile de cette agression inqualifiable.
Plainte a été portée à la police qui a ouvert une enquête. Souhaitons qu’elle amène la découverte et l’arrestation des audacieux malfaiteurs coupables de cet attentat »

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