Des scaphandriers à Nice en 1884

À cette époque beaucoup de lecteurs ignorent probablement ce qu’est un scaphandrier et, sans photo, le seul moyen qui s’offre au journaliste est la description, comme celle-ci, qui est un article du Petit Niçois du 19 mai 1884 :

Port de Nice. — Depuis plusieurs jours, l’administration des Ponts et Chaussées occupe plusieurs ouvriers pour consolider la partie avancée du môle, quai Est, qui présentait des fissures par suite, d’un affaissement de la maçonnerie. Ce travail consiste à disposer à la base un ciment ad hoc découpé de la dimension des pains de savon commun, après avoir préalablement retiré les matériaux ébranlés par la mer.
L’un des ouvriers revêtu du scaphandre, dont le poids est d’environ 80 kilog., descend au fond de l’eau et est chargé des réparations.
Un certain nombre de nos lecteurs ignorent, sans doute, les conditions dans lesquelles se trouve un scaphandre. D’abord, l’ouvrier qui en est revêtu doit être doué d’une bonne constitution. À son vêtement en toile grossière, imperméable, sont fixés plusieurs lingots en métal : seules, les mains sont pures. Un tube en caoutchouc, est vissé à son casque vitré à la face et communique à un ventilateur mu par la main d’œuvre. Une corde fixée à la taille de l’ouvrier est destinée à avertir l’un des auxiliaires des mouvements à opérer et à l’aider dans les ascensions. Le scaphandrier est payé à raison de 2 fr. par heure, outre un salaire de 4 fr. par jour.
Nous estimons, sans en avoir fait l’expérience, que cet argent est bien gagné.

Laisser un commentaire

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *

Ce site utilise Akismet pour réduire les indésirables. En savoir plus sur comment les données de vos commentaires sont utilisées.