Bac or not bac, Nice 1884

Qu’est-ce qui inquiète les journalistes en ce mois de juillet 1884 où on énumère en première page du Petit Niçois paru le 7 l’identité des quatorze morts que le choléra vient de faire à Toulon, c’est-à-dire à cent kilomètres de Nice ? C’est la date du baccalauréat. Le ministère a apparemment du mal à se faire entendre et la décision appartient aux candidats et à leurs examinateurs, dans une ville où règne la peur du choléra :

« Baccalauréat. — Vendredi dernier nous annoncions que par décision ministérielle, en date du 2 juillet, les examens du baccalauréat, qui devaient avoir lieu en juillet, étaient remis au mois d’octobre.
Nous venons de recevoir la visite d’un groupe de jeunes candidats aux émotions du bachot. Tout a été changé, paraît-il, et les examens auront lieu aujourd’hui même à l’Hôtel-de-Ville. Cette façon de procéder à l’égard de nos potaches nous paraît étrange et nous nous faisons l’écho de leurs justes réclamations.
Nous espérons que MM. les examinateurs qui — puisqu’ils allaient quitter hier matin notre ville — ont été surpris eux aussi, de cette nouvelle décision, voudront bien tenir compte à nos jeunes candidats, de cette volte-face imprévue.
Au dernier moment on nous affirme que les épreuves du baccalauréat sont ajournées à nouveau à une date ultérieure. Qu’y a-t-il de vrai dans cette information ? Une fois pour toutes que l’on prenne une décision, que l’on fixe une date, et qu’on ne laisse pas plus longtemps dans l’incertitude, ces jeunes élèves déjà assez incertains sur le résultat des examens qu’ils vont subir. »

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