Enfant égarée, Nice 1884

Alors que Nice est menacée par l’épidémie de choléra qui sévit en Italie et dans le sud-est de la France, alors que l’armée française est engagée en Afrique et en Asie dans des campagnes coloniales, Le Petit Niçois du 1er septembre 1884 s’intéresse – tout comme les passants attroupés mis en scène dans l’article – à la mésaventure d’une espiègle fillette :

« Enfant égarée – Hier au soir, vers 10 heures, avenue de la Gare, à quelques pas de la Brasserie Gothique, un groupe de personnes entouraient une petite fille égarée qui demandait à grands cris et toute en larmes, ses parents.
Pressée de questions, la pauvre enfant finit par faire comprendre qu’elle demeurait rue de la Paix. Deux dames la prirent par la main et la conduisirent dans cette rue où, après maintes recherches, elles trouvèrent ses parents qui demeurent en effet au n° 3, dans la maison Sèmeria.
Cette enfant avait quitté la maison paternelle pour échapper aux remontrances de sa mère qui l’avait grondée au sujet de quelques niches dont elle s’était rendue coupable. »

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