Une folle, Nice 1884

Dans Le Petit Niçois du 7 octobre 1884 on lit le récit d’un enfermement en hôpital psychiatrique :

« Une folle. — Avant-hier les gardes champêtres apercevaient sur le pont du Var, une femme presque nue, qui gambadait, gesticulait poussant des cris qui n’avaient rien d’humain.
S’étant approchés d’elle, ils la ramenèrent à Nice, où elle fut visitée par le docteur Arnulphy qui ordonna son internement immédiat à l’hospice de St-Pons. »

Qui est ce docteur Arnulphy ? Un coup d’œil dans l’Annuaire Commercial des Alpes-Maritimes de 1884 suffit à convaincre de ses compétences en psychiatrie :

Ce Jardin-Public est actuellement le Jardin Albert 1er. Le père et le fils – on ne sait pas lequel aura signé l’ordre d’internement – se qualifient tous les deux d’homéopathe, spécialité fort utile pour pratiquer la psychiatrie. Le père, qui estimait sans doute ne pas avoir assez de titres, s’est ajouté celui de « chevalier », italianisme pour « cavaliere ». Quant à leur nom, il résulte de la francisation de « Arnulfi », indice selon lequel ces médecins chercheraient une clientèle chic et « française », tournant le dos aux Nissards.
Sur une arrestation tout à fait semblable, on pourra lire sur ce blog l’article « Un internement abusif »

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