Le câlin qui sauve

Au XIXe siècle, le feu est partout : bougies, lampes à pétrole, cheminées, poêles, etc. Le tout au milieu de matériaux inflammables, bois et tissus qui ne sont pas ignifugés, très nombreux dans l’ameublement et aussi sur les femmes qui entassent jupon sur jupon. Il s’en suit que les départs de feu sont fréquents, comme celui qu’on peut lire dans Le Petit Niçois du 19 janvier 1885 :

Grasse

« Un accident qui pouvait avoir des suites très graves s’est produit ces jours-ci dans la parfumerie de MM. Pelissier et Aragon, à Grasse. Une jeune bonne s’étant imprudemment approchée du foyer a vu le feu se communiquer à ses vêtements. Saisie d’effroi, elle descendit en courant l’escalier et vint se réfugier en criant au secours dans la salle où travaillaient les ouvrières de la parfumerie. Et les efforts pour éteindre les vêtements enflammés de la jeune fille risquaient de demeurer infructueux sans la présence d’esprit de M. Pelissier qui, attiré par les cris, la saisit entre ses bras et étouffa ainsi le feu.
La victime de cet accident en a été quitte pour quelques brûlures sans gravité.

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