Un navire abandonné, presqu’île de Giens 1885

Un fait divers qui a des airs de fortune de mer, mais qui n’est rien d’autre qu’un abandon de poste et un vol, voilà ce que raconte Le Petit Niçois du 29 janvier 1885. Un brick goélette est un trois-mâts qui n’en aurait plus que deux et ce navire nous rappelle l’importance de la marine à voile en ce temps-là. Une question se pose, et les enquêteurs ont dû se la poser : l’armateur ne grossit-il pas la somme dérobée à l’intention des assureurs ?

« Un navire abandonné. – Le trois-mâts grec Nicolas Calvocoresi, capitaine Colokandis, vient de remorquer, au port de Toulon, le brick goélette italien l’Agostina-Francesca.
L’Agostina-Francesca a été trouvée complètement abandonnée par son équipage, un de ses mâts cassés, sans voiles est totalement dévalisée.
C’est en passant près des côtes de la presqu’île de Giens, que le navire grec a fait cette singulière trouvaille.
L’armateur du brick goélette italien, M. Mathieu Giovanni, qui habite Nice, immédiatement prévenu, a déclaré qu’il y avait eu à bord 7000 fr. en espèces.
La Gazette de Nice, à laquelle nous empruntons cette nouvelle, ajoute qu’on est à la recherche de l’équipage et que l’on se perd en conjectures sur ce mystère. »

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