1885 : 50 téléphones à Nice !

Un article du Petit Niçois paru le 6 mars 1885 annonce qu’Adolphe Cochery, ministre des Postes et Télégraphes, portefeuille qu’il est le premier à détenir, vient d’accorder à la ville de Nice la possibilité d’avoir un central téléphonique qui permettra à 50 abonnés de jouir de ce nouveau moyen de communication, alors que les édiles en réclamaient 200. On aura mieux conscience du bond en avant réalisé si on relit l’article « Un troisième téléphone à Nice en 1883 ».

« Téléphone. – À la suite d’une démarche auprès de M. le ministre des postes et télégraphes, des avantages plus sérieux viennent d’être accordés à notre ville pour l’établissement d’un réseau téléphonique. M. Cochery persiste toujours – il est vrai – à refuser une exploitation quelconque des téléphones, exploitation qu’il ne saurait concéder à une cité sans être immédiatement assiégé de demandes analogues, mais il consent, en faveur de Nice, à une nouvelle réduction dans le chiffre des abonnements pour commencer les travaux.
Ce chiffre, qui avait déjà été réduit à 80 au lieu de 200, se trouve maintenant fixé à 50. Dans ces conditions excellentes nous espérons que nos concitoyens s’empresseront de profiter des faveurs accordées par le gouvernement à la ville de Nice et que prochainement fonctionnera parmi nous cet utile et rapide moyen de communication. »

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