Deux drames à Villefranche, Alpes-Maritimes 1885

Le Petit Niçois du 21 mai 1885 propose à ses lecteurs deux articles qui ont pour point commun de concerner Villefranche-sur-Mer. Leur répartition dans le journal amène une réflexion sur la perception du fait divers : le premier, qui rapporte un horrible accident, est placé dans la  » Chronique locale », alors que l’autre, proche du vaudeville, va dans la  » Chronique régionale ».

« Grave accident. — Un déplorable accident est arrivé hier mercredi à 2 heures de l’après-midi.
La petite fille de M. Paul Antonelli, âgée de 14 mois à peine, qui commençait à pouvoir marcher, a été surprise dans la rue Vieille de Villefranche, devant le domicile de son père, par une charrette du service de balayage ; une roue a passé sur le corps de la pauvre enfant.
M. le docteur Cauvin, immédiatement appelé, a déclaré qu’il n’y avait pas possibilité de sauver la blessée, qui est morte, en effet, une heure et demie après l’accident. »

[…]

«                                      VILLEFRANCHE
Une jeune femme mariée, mère d’un petit enfant, habitant le hameau de Saint-Jean près Villefranche, après avoir soustrait à son mari une somme de 1,800 fr., une montre et divers autres objets de valeur, a quitté le toit conjugal pour suivre un ouvrier piémontais.
La veille, celui-ci était parti, lui assignant sans doute un rendez-vous où ils devaient se rencontrer le lendemain.
Le mari de cette infidèle compagne, honnête commerçant, se trouve au désespoir, et vient de porter plainte au procureur de la République. »

Les articles dans leur page.

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