Deux accidents, Nice 1885

Deux articles qui se suivent dans Le Petit Niçois du 25 juin 1885 et racontent chacun la même chose : une femme est tombée d’une voiture. Mais dans un cas le journaliste y va de sa leçon de morale car il s’agit d’une femme sans doute indépendante qui a la possibilité de boire seule ; une expression est d’ailleurs à noter :  » son liquide favori « , alors que pour un homme on aurait probablement précisé la nature du breuvage, cognac ou autre. Le récit du deuxième accident est bien différent, alors qu’il relate un événement identique ; toute possibilité d’une responsabilité quelconque de la femme est écartée et elle est réduite à la passivité d’un objet.

« Une femme ivre. – L’ivresse est un défaut vilain chez les hommes mais il est horrible chez les femmes. La femme Dettlé, demeurant rue Pertinax, est possédée de ce vice ; elle en a été punie hier.
Après avoir absorbé son liquide favori à grosses doses, elle voulut prendre l’air, et s’installa tant bien que mal dans une voiture de place. Elle était si peu ferme qu’en passant sur l’avenue de la Gare, elle dégringola de la voiture sur le pavé. Cette chute la dégrisa à peu près. Par bonheur elle ne s’est fait aucun mal.

Accident. – Hier, vers 8 heures du matin, M. Curel Jean-Baptiste et sa femme, montés sur une charrette, passaient sur le quai du Midi lorsque le cheval s’est emporté tout à coup.
Mme Curel, par suite des soubresauts du véhicule, a été projetée sur la voie publique ; un peu plus loin la charrette a versé, entraînant dans sa chute M. Curel »

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