Mœurs conjugales, Alpes-Maritimes 1885

Pas toujours facile d’être marié en ce temps-là. Deux articles du Petit Niçois parus coup sur coup le 15 et le 16 juin 1885 montrent comment il est dur d’évoluer entre violences domestiques et rigueur des lois. Le premier se déroule à Nice, tandis que le second évoque le proche « arrière-pays ».

« Entre beau-père et gendre. — Un drame de famille s’est passé hier soir dans une maison des environs de la rue Centrale.
Durant le dîner, une discussion survint entre le mari et la femme. Des paroles fort vives furent échangées, et le mari, un nommé Toussaint, irrité, donna un soufflet à sa moitié.
Le père de celle-ci, qui se trouvait là, prit parti pour sa fille, et la dispute s’éleva alors entre les deux hommes. Le beau-père, qui est fort et robuste, s’arma d’un lourd bâton et en assena un coup violent sur la tête de son gendre qui tomba baigné dans son sang.
La blessure de Toussaint est grave : il a été transporté à l’hôpital où tous les soins nécessaires lui sont donnés. »

« Adultère. — On a amené hier, à 1 heure, à la prison de Nice an couple qui a été arrêté à Roquebillière en flagrant délit d’adultère. L’homme s’appelle Cornillon et la femme Otto. Ils comparaîtront sous peu devant notre Tribunal. »

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