Nana sous les verrous

Émile Zola a publié Nana, un de ses chefs-d’œuvre, en 1880. Il est bien possible que ce prénom, porté par l’héroïne d’un article paru le 14 janvier 1886 dans Le Petit Niçois, indique qu’il s’agit d’une prostituée :

« Mlle Nana. – La gente demoiselle qui porte le nom d’une des héroïnes de Zola est actuellement sous les verrons.
Cette intéressante personne a soustrait, au préjudice d’un ouvrier, la somme de 12 francs, tandis que celui-ci, qui lui avait offert une hospitalité toute écossaise, dormait à ses côtés. C’est mal reconnaître la bonté de ce travailleur ; aussi plainte a été déposée et l’arrestation de Mlle Nana ne s’est pas longtemps fait attendre. »

Quant à l’expression «  hospitalité toute écossaise », une citation de Flaubert peut l’éclairer :

« HOSPITALITÉ : Doit toujours être écossaise. Citer les vers :
Chez les montagnards écossais
L’hospitalité se donne
Mais ne se vend jamais. »
Dictionnaire des idées reçues – Gustave Flaubert

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