Quand la bigamie tourne au vaudeville

Feydeau disait : « Quand je fais une pièce, je cherche, parmi mes personnages, quels sont ceux qui ne doivent pas se rencontrer et ce sont ceux-là que je mets le plus tôt possible en présence. » Ce genre de rencontre malencontreuse s’est produit dans l’affaire que relate Le Petit Niçois du 28 décembre 1885 :

« Un bigame. – On raconte qu’en 1881, un sieur Joseph Vial, cuisinier, épousait à Cbâteldon (Puy-de-Dôme) une femme de chambre, nommée Marie Grangeon.
Vial paraissait rangé, travailleur ; mais une année auparavant, le 6 novembre 1883, il avait pris pour femme, en légitime mariage, une Italienne, du nom de Catarina Basso, qu’il avait connue à Nice.
Vial avait rangé sa vie d’une façon charmante. Tandis que sa seconde femme suivait les cours de l’École d’accouchement à Clermont, il venait passer l’hiver à Nice, auprès de sa première compagne.
Cette année-ci, Marie Grangeon voulut suivre son mari dans le Midi. Il était facile de prévoir ce qui est arrivé : Marie et Catarina se sont trouvées en présence ; toutes deux se sont prévalues de certains papiers, et, sur une lettre écrite par l’Italienne à Châteldon pour avoir des renseignements, ordre a été donné par le parquet de Thiers d’arrêter à Nice cet époux en partie double. »

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