Méprise d’un chasseur, Alpes-Maritimes 1886

Ce qui arrive quand un chasseur prend un chapeau pour un oiseau, c’est ce qu’on peut lire dans Le Petit Niçois du mercredi 10 mars 1886 :

« OMETTE

Un accident qui aurait pu avoir des suites très graves, vient de se produire dans cette commune.
Le 6 courant, vers 5 h. 112 du soir, le sieur G. F., revenant du travail, prit, pour abréger le chemin, un sentier de traverse, au milieu d’un brouillard intense.
Un chasseur à l’affût des grives, ne voyant, au dessus de la planche de terre, que l’extrémité du chapeau et le prenant pour une pièce de gibier, tira un coup de fusil chargé de petit plomb, qui. atteignit ce dernier en plein front. Comme la distance était un peu grande, les plombs n’ont pas pénétré avant dans la chair ; deux ou trois seulement ont frappé dans le voisinage d’un œil et ont produit une vive inflammation.
Le chasseur, effrayé par cet accident, s’est enfui en toute hâte, laissant divers objets sur les lieux.
M. Mauran, docteur en médecine à St-Martin-du-Var, appelé immédiatement a donné les premiers soins au blessé. Il a constaté qu’il n’y a aucun danger sérieux quoique la guérison demande un certain temps.
M. le juge de paix et M. le brigadier de la gendarmerie ont procédé à une enquête pour découvrir l’imprudent chasseur. Il faut espérer que leurs recherches aboutiront à faire connaître l’auteur de cette imprudente méprise. »

On notera l’élégance du chasseur qui prend soin de se sauver après l’accident.

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