Un tueur de vipères, Alpes-Maritimes 1886

Que faire quand on est un facteur rural voué à marcher longuement dans la campagne ? Le plus illustre facteur du 19e siècle, le facteur Cheval, parcourait ainsi 32 km tous les jours. Un de ses confrères des Alpes-Maritimes se livrait quant à lui à une occupation qu’en ce temps-là où on ignorait le fanatisme écologique on trouvait bien utile. C’est ce que rapporte un article du Petit Niçois le 18 août 1886 :

« GUILLAUMES

Destruction d’animaux nuisibles. — Si quelqu’un mérite bien de l’agriculture, c’est à coup sûr M. Guérin Eugène, facteur des postes à Guillaumes. Ce modeste fonctionnaire, dans l’accomplissement de son pénible service à travers buissons et rochers détruit chaque année une quantité considérable de vipères Depuis le printemps dernier, c’est 38 qu’il en a écrasé sous son bâton. Il est juste d’ajouter que ce dangereux reptile se rencontre très fréquemment sur le territoire de la commune de Châteauneuf-d’Entraunes dont M. Guerin a la distribution. Dans cette commune se trouve, perdu dans les montagnes, le hameau de Tours situé à 20 kilomètres de Guillaumes. Ce hameau possède une boite aux lettres, il reçoit naturellement chaque jour la visite du facteur. L’industrie pastorale en étant une des principales richesses, c’est là surtout que le reptile en question cause annuellement des pertes sérieuses. L’administration a-t-elle oublié que M. le Ministre de l’agriculture accorde une prime pour la destruction de cc reptile ? »

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