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Noyé dans un marais, Nice 1887

jmg, · Catégories: Non classé

Encore la fin tragique d’un vieil ivrogne, c’est ce que raconte Le Petit Niçois du 20 janvier 1887, après le drame relaté dans « Une fin terrible, mais appropriée ». Mais celui-là, qui rapporte comment le malheureux s’est noyé dans un trou d’eau marécageux, a lieu dans le quartier de la Californie, à deux pas de la Promenade des Anglais.

« Noyé dans un marais. – Dans la plaine du Var, au bord de la mer, quartier de la Californie, habitait, depuis plus de 20 ans, dans une baraque en planches, un vieux brave homme de pêcheur du nom de Martin Antoine. Cet individu, qui vivait seul, était âgé de 60 ans et ne possédait qu’un seul défaut : celui de cultiver dame bouteille peut-être un peu plus qu’il n’aurait fallu. Cela, du reste, a fini par lui jouer un mauvais tour.
Dimanche soir, s’étant attardé au cabaret plus longtemps que d’habitude, il rentrait chez lui légèrement éméché ; le chemin qui conduit à son habitation traverse un marais dans lequel en certains points, les dépressions du sol forment des puits naturels emplis par les pluies de tous ces temps derniers. Notre homme, sous l’influence du vin s’écarta, probablement, de la route qu’il suivait, il s’engagea dans le marécage et tomba dans l’un de ces puits où il se noya.
Le lendemain, lundi, les propriétaires de l’auberge de la Californie qu’il fréquentait d’ordinaire, ne l’ayant pas vu venir conçurent quelques inquiétudes, cependant, pensant qu’il pouvait être allé à la pêche, ils ne s’émurent pas outre mesure. Mais, hier matin, le fils de l’aubergiste, se rendant au bord de la mer, trouva au milieu du chemin le bonnet rouge du malheureux Martin. Ses inquiétudes de la veille, le reprirent alors et il s’empressa de se rendre à la baraque du pêcheur pour s’assurer s’il était chez lui, ne l’y ayant pas trouvé, il prévint ses parents, quelques amis et les gardes champêtres du quartier, des recherches furent immédiatement organisées et l’on ne tarda pas à découvrir le cadavre du vieillard dans le marécage.
M. le commissaire de police du 4me arrondissement, informé du fait, s’est rendu vers midi sur les lieux, accompagné de M. le docteur Cret-Duverger et a procédé aux constatations d’usage. Puis, le corps à été transporté au cimetière de Sainte-Hélène. »

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