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Un pédophile victime de sa distraction, Nice 1887

jmg, · Catégories: Non classé

Bien naïf ce pédophile qui oublie son nom sur le lieu de son forfait et qui prétexte de l’ivresse pour excuser son comportement. Mais beaucoup plus étonnante est l’attitude de ces passants qui ont été témoins de ses méfaits mais ne sont pas intervenus. Tel est le fait divers dont on peut lire le récit dans Le Petit Niçois du 4 février 1887.

« L’attentat de la place de la Liberté. – Le mardi 1er février, vers 4 heures du soir, une dame passant sur la place de la Liberté remarqua un porte-monnaie placé sur un banc à côté d’une petite fille de 6 ans, assise. La dame demanda à l’enfant si l’objet lui appartenait et, sur la réponse négative de celle-ci, dit : Alors, quelqu’un doit l’avoir perdu, je vais le porter au commissaire.
Mais, comme elle allait s’éloigner , une autre dame qui avait vu cette scène sans entendre les paroles échangées, crut, sans doute, que la première avait pris le porte-monnaie à l’enfant et, l’interpellant, la traita de voleuse !
On s’expliqua, cependant, ce qui, peut paraître incroyable, puisque c’étaient deux femmes qui discutaient et, la petite fille interrogée à nouveau déclara que le porte-monnaie appartenait à un homme qui avait stationné un certain temps en cet endroit.
Sur ces entrefaites, d’autres personnes s’approchèrent disant avoir vu cet individu se livrer à des attouchements obscènes sur cette jeune enfant. L’indignation, on le comprend, fut grande dans le groupe qui s’était formé et plainte fut immédiatement portée au commissaire de police du quartier.
Ce magistrat ayant ouvert le porte-monnaie trouva dedans, avec une minime somme d’argent, un papier sur lequel se trouvait le nom et l’adresse du nommé Rebusone Francesco, garçon de cuisine à l’hôtel des Colonies. Cet individu a été arrêté hier matin et mis à la disposition du Parquet qui a ouvert une enquête à son sujet.
On demeure confondu, devant l’audace et le cynisme de ce triste personnage qui a osé, à trois heures de l’après-midi, en pleine place de la Liberté, consommer un attentat à la pudeur sur une petite enfant de six ans. L’accusé, pour toute défense, allègue qu’il était en état d’ivresse ; l’enquête nous apprendra ce qu’il y a de vrai dans cette affirmation. »

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