MAIORES NOSTRI

Un joli ménage, Nice 1887

jmg, · Catégories: Non classé

C’est la trame d’un roman à la Francis Carco que l’on découvre dans un article du Petit Niçois le 28 mai 1887 :

« Un joli ménage. – Il y a deux ans environ, le nommé Pastour Julien, cocher à Nice, épousa Biancheri Félicité, fille soumise âgée de 23 ans. Pastour savait parfaitement quelle était la profession de sa fiancée (!) mais c’est précisément à cause de cela qu’il l’épousait. Une fois mariés, en effet, Pastour autorisa sa femme à continuer son genre de vie mais, en. échange, elle devait lui donner chaque soir de l’argent sinon les coups pleuvaient sur elle.
Pastour en vint même à proposer à sa femme de la faire entrer dans une maison de tolérance d’Antibes. Elle aurait touché ainsi une prime de 200 francs sur laquelle elle aurait donné 100 francs à son mari. facile. Félicité refusa cette belle proposition et la petite vie que nous venons de dépeindre continua.
Un jour, un soir plutôt, Félicité sortait d’une brasserie et rentrait chez elle. Elle rencontra son mari sur la place Garibaldi, celui-ci lui demanda de l’argent. « Je n’en ai pas », répondit-elle. Sur cette réponse, Pastour battit sa femme au beau milieu de la place, la police dut intervenir pour l’arracher de ses mains.
Pastour comparait donc devant le Tribunal sous la prévention de coups et blessures. Vu ses exécrables antécédents, il est condamné à 3 mois de prison. »

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