Archives pour la catégorie animaux

Deux enragés, Nice 1883

Deux articles qui se suivent dans le Petit Niçois du 30 août 1883. Est-ce le fruit du hasard ou de l’humour d’un maquettiste facétieux ? On ne saurait le dire, mais ils évoquent tous les deux des cas de rage, le premier au figuré, le second au sens propre car l’hydrophobie est l’ancien nom de cette maladie contre laquelle Pasteur créera son vaccin deux ans plus tard.

« Un mendiant ivrogne. — Hier matin, un chiffonnier nommé Simon Jérôme, causait un véritable scandale dans la rue Colona d’Istria. Cet homme, ivre, était à moitié nu, et entrait de porte en porte pour demander l’aumône. L’agent de police Seylier vint pour l’arrêter, mais le chiffonnier se révolta, prit la chaîne et la montre de l’agent qu’il brisa et chercha à fuir.
Quelques personnes aidèrent l’agent à contenir ce furieux. Un autre agent de police étant survenu, on se mit en devoir de conduire l’ivrogne au violon. Pendant le trajet, Simon Jérôme, repris d’une furie de résistance, se jeta sur l’agent Roussel, le mordit à la main droite, lui déchira le gilet et chercha à briser sa montre comme il l’avait fait de celle de son camarade.
On eut toutes les peines du monde à coffrer cet individu, mais enfin on y parvint »

« Un chien abattu. — Hier matin, à 10 heures, un chien qui errait aux environs de ia Gare donnait quelques signes d’hydrophobie. Par précaution on appela des ouvriers qui travaillaient dans la cour de la Gare, qui eurent bientôt fait d’abattre la bête menaçante. »

On peut se poser des questions sur la façon dont le chien a été abattu, car ces ouvriers qu’on mobilise en plein travail n’avaient sûrement pas d’armes : on imagine l’acharnement des pelles et des pioches sur l’animal.

Mort d’un cheval, Alpes-Maritimes 1883

Dans les nombreux accidents de voiture, les animaux qui servent à la traction sont souvent les victimes, on l’a vu par exemple avec « Un accident de voiture en 1883, Alpes-Maritimes ». Le Petit Niçois du mercredi 22 août 1883 relate encore la triste fin d’un cheval de trait : Continue la lecture

Le trouble-fête est un âne, Alpes-Maritimes 1883

Une scène de rodéo où un brave gendarme maîtrise le trublion qui manque d’empêcher un bal populaire dans un petit village montagnard au-dessus de Nice, c’est ce que raconte un article paru le 20 août 1883 dans le Petit Niçois : Continue la lecture

Un étrange visiteur, Nice 1883

Un article paru dans Le Petit Niçois du mardi 17 juillet 1883 nous rappelle qu’en ce temps-là les bouchers abattent eux-mêmes les bêtes dont ils proposent des morceaux à leurs clients. Ils continuent ainsi la tradition déjà vue au XVIIIe siècle dans « Un ancêtre, Pierre Alles,1750-1811 ». Cet article montre aussi que, sous le nom de bœuf, c’est bien cet animal qui est vendu et non pas de la vieille vache laitière. De plus rencontrer un bœuf échappé dans la rue n’est pas un phénomène si rare, puisque on l’a déjà raconté dans « Un bœuf sur le trottoir ». Enfin, on est en été et les portes sont partout laissées ouvertes, ce qui explique la facilité avec laquelle le bovin entre dans les différents commerces. Continue la lecture

Mordu par un mulet, Nice 1883

On pourrait s’étonner de rencontrer un mulet, animal rustique s’il en est, en pleine ville. Mais il faut se rappeler qu’ils ont été nombreux à Nice, servant aux échanges avec le Piémont voisin et longtemps souverain, à travers les difficiles chemins de montagne et le col de Tende. Le mulet que Le Petit Niçois du jeudi 10 mai 1883 évoque est attelé et il s’inscrit dans la série quasi quotidienne des accidents de voiture, sujet déjà abordé sur ce blogue dans « Mourir d’un coup de pied de cheval ». Continue la lecture

Rien ne se perd, Nice 1882

À la fin du XIXe siècle la nature sauvage fait encore sentir sa proximité à Nice, comme le montre une anecdote lue dans Le Petit Niçois du jeudi 08 juin 1882 : Continue la lecture

Tableau de chasse, Nice 1882

Le Petit Niçois du 4 juin 1882 dresse un bilan assez étonnant des premières activités d’une institution nouvelle à Nice, le « ciapacan », nom qui, en niçois, signifie l’« attrape-chien ». De quoi s’agit-il ? Un employé municipal parcourt les rues de la ville et se fait fort d’attraper les chiens errants, qu’il enferme dans la cage montée sur roues qui l’accompagne, tirée par un âne. Que devenaient les chiens par la suite ? À chacun de l’imaginer. Le « ciapacan » circulait encore dans les années 1930 et, d’après le témoignage de vieux Niçois qui s’en souvenaient, l’attelage se signalait de loin par les hurlements effroyables des chiens déjà captifs.

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Un chien abattu de dix-sept coups de fusil, 1882

Les medias ont fait grand bruit il y a peu autour d’un cerf tué dans le jardin d’un pavillon. À Cannes en 1882 c’est un chien qui a été massacré dans la cour d’une école – une école libre tenue par les Maristes, qui plus est. Tels sont les faits que relate sans les commenter Le Petit Niçois du 15 février de cette année-là.

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Un bœuf sur le trottoir

Nice n’est pas Pampelune et on n’y lâche pas de taureaux dans les rues. Il arrive cependant qu’on puisse y croiser des bœufs, comme en témoigne Le Petit Niçois du 9 février 1882 :

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Un chien fou ? Nice, 1882

On peut se le demander en lisant Le Petit Niçois du 31 janvier 1882 :

L’abbaye de Saint-Pons, à trois kilomètres de Nice, en 1864
L’hospice était situé à côté.