Archives pour la catégorie animaux

Un chien fou ? Nice, 1882

On peut se le demander en lisant Le Petit Niçois du 31 janvier 1882 :

L’abbaye de Saint-Pons, à trois kilomètres de Nice, en 1864
L’hospice était situé à côté.

Sus aux nuisibles, Alpes-Maritimes 1881

De nos jours la loi protège des animaux qui ne sont guère utiles, voire dangereux ; à la fin du XIXe siècle on est plus raisonnable et on propose même des primes aux chasseurs qui sauraient en débarrasser leurs contemporains. En témoigne un article du Petit Niçois paru le mardi 8 novembre 1881, en pleine saison de la chasse donc :

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Un chien d’attelage

Curieux équipage que celui aperçu dans le centre de Nice à l’automne de 1881 et un lecteur indigné le décrit en écrivant au Petit Niçois, qui reproduit ce courrier dans son numéro du 12 octobre 1881 :

« Un acte barbare. — Un do nos lecteurs nous signale avec indignation dans les lignes qui suivent, un acte sur lequel nous appelons toute l’attention de qui de droit :

Monsieur le rédacteur,

Vous serait-il agréable de donner une place dans les colonnes de votre estimable journal, au fait suivant :
Aujourd’hui, à 11 heures, les passants voyaient, avec une grande surprise, dans l’avenue de la Gare et le boulevard Dubouchage, un attelage des plus excentriques.
C’était un malheureux chien qui, quoique de grosse race, traînait une petite carriole contenant un monsieur et une dame. Ce pauvre quadrupède, déclassé dans ses attributions, faisait le service d’un cheval, il s’en acquittait avec une grande agilité.ee qui annonçait une longue habitude de ce travail, et la voiture qu’il traînait est loin d’être neuve.
Je me pris à penser quo la police de Paris no souffrirait pas, comme à. Nice, un tel équipage, et quelques membres de la Société protectrice des animaux eussent inopinément fait arrêter ce curieux automédon.
À ehacun son rôle dans la vie. Boileau disait : « J’appelle un chat un chat… »
Il faut espérer que nous pourrons dire : « Un chien est un ehien. »
J’invoque la loi Grammont à l’égard de cet animal ; et J’espère qu’il se dira bientôt : « Je ne fais plus un métier de cheval. »
Agréez, etc.
V. »

En fait les attelages canins ne sont pas rares au XIXe siècle et au début du XXe : ils tirent souvent les voitures d’enfants de familles fortunées.

Animaux apprivoisés de Mr Wingfield à Ampthill, 1914.
Gallica-BnF

Souffrance animale, Nice 1881

Un précédent article faisait allusion à la triste condition des animaux de trait à la fin du XIXe siècle où ils sont innombrables et vraisemblablement dépréciés. Les mavais traitements qu’ils subissent apparaissent parfois dans les faits divers, ainsi dans Le Petit Niçois du 20 mars 1881 :

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Touchante solidarité animale, Nice 1881

Dans l’épaissseur des égoïsmes urbains, il arrive qu’une leçon de bonté vienne des animaux eux-mêmes, animaux dont le sort n’était pourtant quère enviable quand ils étaient employés à tirer les attelages. C’est en tout cas une édifiante anecdote que livre Le Petit Niçois du 28 mai 1881.

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Le chien retrouvé

Le titre de cet article parodie évidemment celui d’un roman de Marcel Proust. Mais je n’ai pas l’intention d’écrire À la recherche du chien perdu, puisque je l’ai trouvé sans le chercher. Continue la lecture