Archives pour la catégorie décès

La morte est-elle vivante ? Antibes 1886

La peur d’être enterré vivant est une phobie bien attestée au XIXe siècle. En témoigne un article du Petit Niçois paru le 1er juin 1886 : Continue la lecture

Tragédies à Lucéram, Alpes-Maritimes 1886

À moins de 30 km de Nice et de la Côte d’Azur, peuvent se dérouler des drames liés aux dangers du mauvais temps en montagne, comme le rapportent deux articles parus le 27 janvier 1886 dans Le Petit Niçois :

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Tué à 6 ans par un cheval

Buffon disait : « Le cheval est la plus noble conquête que l’homme ait jamais faite. » C’est en fait un animal dangereux, cause de nombreux accidents, comme celui de mon trisaïeul tué par un coup de sabot en 1882, voir l’article « Mourir d’un coup de pied de cheval ». Le 19 janvier 1886, c’est la mort d’un enfant de six ans qui est relatée par Le Petit Niçois :

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Brûlée vive, Cannes 1885

Le mardi 8 décembre 1885, un article du Petit Niçois raconte une fois de plus un de ces accidents tragiques provoqués par la concomitance du feu dans les logements et de l’ampleur des vêtements féminins :

« CANNES

Brûlée vive. – L’autre soir la femme G… qui habite le quartier du Four-à-Chaux, route de Grasse, avait bu plus que de coutume… En s’approchant du feu qui flambait. dans l’âtre, elle a allumé sa robe et, affolée, elle a ouvert la fenêtre pour appeler au secours. Malheureusement, le mistral qui soufflait avec violence, a activé les flammes qui commençaient à lui brûler les chairs, et lorsque les voisins sont arrivés, la pauvre femme avait rendu le dernier soupir.»

Épaves en Méditerranée, 1885

La Méditerranée peut être très belle certes, mais il arrive aussi qu’elle charrie de bien horribles reliques ainsi que le rapporte Le Petit Niçois du 21 septembre 1885 :

« Épaves. – L’autre jour, les marins montant le vaisseau le Suffren ont aperçu un cadavre flottant dans les eaux du Golfe-Juan. L’amiral commandant la flotte a fait recueillir ce corps, qui a été amené à terre enveloppé dans une toile.
Les constatations légales ont été faites par M. le docteur Raymond, accompagné des commissaires de police d’Antibes et de Vallauris.
Tout d’abord on croyait à une victime de la Ville-de-Malaga, mais il a été reconnu que la mort remontait à environ trois mois.
Il y a trois jours, un bœuf, provenant de ce naufrage est venu échouer à Juan-les-Pins ; la municipalité d’Antibes l’a fait brûler immédiatement, à l’aide de pétrole et de fagots de bois. »

Le Ville-de-Malaga est un bateau à vapeur qui a fait naufrage entre Gênes et Nice le 7 septembre 1885. Une cinquantaine de personnes ont été victimes de la catastrophe, ainsi que 110 bœufs que le navire emportait dans ses cales. On soupçonne le mauvais arrimage de ces animaux d’être la cause du naufrage.

Une petite fille brûlée, Nice 1885

L’article que propose Le Petit Niçois du 8 septembre 1885 est conforme aux règles du style journalistique : il présente brièvement les faits, en l’occurrence la mort horrible d’une enfant, et ensuite détaille la suite d’événements qui ont mené à cette triste conclusion. Mais ici le journaliste va construire une véritable page de roman dont le style est très proche de celui des romanciers naturalistes contemporains et, quand l’information fera défaut, il lui suppléera par l’imagination, non sans insister sur tous les points qui peuvent émouvoir, voire secouer, le lecteur.

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Horrible découverte, Cannes 1885

Les faits sont horribles, certes, mais on ne peut qu’être étonné par l’abondance de détails propres à satisfaire une certaine curiosité que donne le journaliste dans cet article du Petit Niçois le 13 août 1885 :

«                                                 CANNES
Viol suivi d’assassinat.
– Un crime horrible vient d’être commis à Cannes. Une petite fille de onze ans a été assassinée, et l’enquête a établi qu’elle avait dû subir les derniers outrages avant sa mort.
Cette petite fille nommée Catherine Schiano, demeurait avec ses parents rue du Pré, à Cannes. Samedi, elle était sortie à 7 heures pour porter un paquet de linge à sa sœur aînée qui lavait au pont Grand-Val.
La grande sœur l’attendait. Mais ne la voyant pas arriver, elle vint à sa rencontre : elle trouva le linge près du portail de la villa Geoffray.
Elle appela sa sœur, la chercha aux environs mais en vain. La famille alla avertir la police de cette disparition. Les recherches des parents et de la police sur le bord de la mer et dans les environs de l’endroit où la petite Catherine avait laissé le paquet de linge, restèrent sans résultat tout le samedi, tout le dimanche, et le lundi dans la matinée et dans l’après-midi.
Mardi seulement, vers 6 heures da soir, deux passants, sentant une forte odeur de pourriture, se sont approchés d’un fourré d’acacias et ont trouvé le cadavre que les vers commençaient à ronger.
La pauvre enfant était étendue à terre, le visage déchiré au pied d’un mur hérissé de morceaux de verre, dans un fourré de petits acacias, vers le talus du chemin de fer, à cent mètres à peine du pont en bois du Riou, boulevard du Midi.
Le corps a été gardé toute la nuit par la gendarmerie et la police, en attendant la descente du parquet de Grasse et l’autopsie du médecin.
Le parquet de Grasse est arrivé dans la soirée. L’autopsie faite par M. le docteur Roustan a démontré qu’il y a eu viol perpétré sur l’enfant, qui a été ensuite étouffée et jetée par-dessus le mur. La mort paraît remonter à trois jours.
Le misérable auteur de ce crime est activement recherché. »

Le pont du Riou à Cannes en 1907.

Des sauveteurs pas très malins, Alpes-Maritimes 1885

Le Petit Niçois du 29 mai 1885 raconte l’ingénieuse tentative de sauvetage d’un malheureux en train de se noyer :

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Trois suicides, Alpes-Maritimes 1885

Avec plus de 5000 suicides annuels, la France des années 1880 connaît pour ce triste phénomène un taux de fréquence tout à fait comparable aux 9000 suicides annuels de la France contemporaine. Mais, alors que les médias actuels font à peine allusion quand un train est retardé parce qu’il a écrasé un malheureux, les quotidiens de la fin du XIXe siècle détaillent chaque suicide avec un luxe de détails. Le Petit Niçois du 22 mai 1885 raconte ainsi par le menu comment trois de ces tragédies se sont déroulées :

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Deux drames à Villefranche, Alpes-Maritimes 1885

Le Petit Niçois du 21 mai 1885 propose à ses lecteurs deux articles qui ont pour point commun de concerner Villefranche-sur-Mer. Leur répartition dans le journal amène une réflexion sur la perception du fait divers : le premier, qui rapporte un horrible accident, est placé dans la  » Chronique locale », alors que l’autre, proche du vaudeville, va dans la  » Chronique régionale ».

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