Archives pour la catégorie décès

Une femme étranglée devant ses enfants, Nice 1883

Dans Le Petit Niçois du jeudi 27 septembre 1883 les lecteurs peuvent découvrir le récit d’un horrible drame : Continue la lecture

Un accident de voiture en 1883, Alpes-Maritimes

Le 31 juillet 1883, les lecteurs du Petit Niçois peuvent lire le récit d’un accident qu’on aurait certainement pu éviter :

« Un grave accident est arrivé hier sur la route de Nice à Monaco.
M. Charles Kellermann et Mme C. A. avaient pris à Monaco la voiture n° 43 pour venir à Nice. Arrivés près de la gare de la Turbie, ils rencontrèrent une autre voiture qui suivait la même direction. Comme cela arrive trop souvent, les deux conducteurs cherchaient à se dépasser et une sorte de course s’engagea. Ce jeu devait avoir une triste issue !
Les chevaux de la voiture où se trouvaient M: Kellermann et Mme C. A. s’emballèrent et vinrent se jeter sur le parapet du pont Saint-Laurent.
Un des chevaux fut précipité au fond de l’escarpement ; il s’est tué sur le coup. L’autre cheval a été retenu par le parapet, mais le choc a été si violent qu’il a une épaule enfoncée.
Le cocher a été blessé assez gravement à la jambe. Quant aux deux voyageurs, ils en ont été quittes pour la peur. La voiture est en pièces.
Ce que nous ne devons pas passer sous silence, c’est la conduite blâmable du conducteur de l’autre voiture, lequel a continué sa route vers Nice, sans donner aucun secours aux malheureuses victimes de cet accident. M. Kellermann et sa compagne ont dû regagner Monaco à pied. »

La Turbie sur une carte postale ancienne.

Deux morts ordinaires, Alpes-Maritimes 1883

Deux morts sans lien aucun, mais dont le rapprochement fortuit dans deux articles contigus du Petit Niçois paru le 13 avril 1883 invite à s’interroger sur ce qu’a pu être l’existence de certains êtres, bien loin des images de luxe tranquille attachées à la Côte d’Azur : Continue la lecture

La marmite qui tue, Alpes-Maritimes 1883

Le Petit Niçois du 12 avril 1883 rend compte des séances de la cour d’assises et le fait divers qui occupe l’une d’entre elles n’est pas sans rappeler à nouveau les romans naturalistes de l’époque dont on retrouve bien des éléments : l’ivrognerie du mari, la mésentente conjugale, la singularité de l’épouse, l’implication des enfants dans les drames des adultes et une violence qu’on ne contrôle plus. L’histoire se déroule à une vingtaine de kilomètres de Nice, dans un village qui compte alors un peu plus de 300 habitants : Continue la lecture

Encore le feu, Nice 1883

La mode du réalisme qui domine la littérature de ce temps-là conduit les journalistes à donner les détails les plus crus notamment quand ils relatent un suicide, aussi pour satisfaire la curiosité des lecteurs. On s’en rend compte en lisant le récit suivant dans le Petit Niçois du 2 mars 1883 :

« Affreux suicide — Une jeune fille de notre ville s’est suicidée d’une façon terrible.
Cette malheureuse était âgée de 17 ans à peine. Elle était employée dans un magasin de mercerie de la rue de la Préfecture. Mercredi, elle se rendit dans la banlieue de Nice, et là, cherchant un endroit écarté où l’on ne pût la déranger dans ses horribles préparatifs, elle enduisit ses vêtements de pétrole. Elle en but même une certaine quantité. Puis elle mit le feu à sa robe.
En un moment, elle était entourée par les flammes. Un passant, qui aperçut le feu, accourut et se précipita sur l’infortunée pour essayer de la sauver. Ramenée chez elle, elle y est morte dans d’affreuses souffrances.
On ignore les causes de ce suicide que l’on attribue cependant à des peines d’amour. »

Le suicide par le feu est déjà évoqué sur ce blogue dans Suicide par le pétrole, Cagnes-sur-Mer 1882.

Horreurs en série, hiver 1883

Au XIXe siècle, le feu est partout : aux traditionnelles bougies et cheminées, le progrès a ajouté poêles et lampes à pétrole. Outre les incendies, les accidents domestiques sont fréquents et leur récit, qui n’est pas toujours dénué d’une certaine complaisance pour l’horreur, revient régulièrement parmi les faits divers. Le Petit Niçois du 10 janvier 1883 rapporte ainsi un de ces drames : Continue la lecture

Tué par une chèvre, Alpes-Maritimes 1883

Tragique et insolite à la fois, la mort de ce jeune ouvrier sur un chantier au pied des montagnes dans les Alpes-Maritimes, telle que la raconte le Petit Niçois du 13 février 1883 : Continue la lecture

Un accident domestique en 1882

Il y a toujours eu des accidents domestiques et leur nature change suivant les avancées du progrès, comme le suggère un article du Petit Niçois paru samedi 25 novembre 1882 :

« Du danger des lampes à pétrole. – Notre correspondant de Roqiebillière nous écrit :
Aujourd’hui ont eu lieu, à Roquebillière, les obsèques de la demoiselle Corniglion Anne-Marie, à peine âgée de 18 ans, victime, il y a peu de jours, d’un bien malheureux accident.
Cette jeune fille, domestique chez la veuve F…, voulant éteindre une lampe à pétrole, mit feu, on ne sait comment, au récipient, qui éclata, projetant sur la malheureuse le liquide enflammé.
En un instant elle fut enveloppée de flammes ; aux cris poussés par la pauvrette, les secours arrivèrent aussitôt.
Néanmoins, malgré les soins prodigués, elle ne put survivre aux brûlures reçues.
Les habitants, s’associant à la douleur de la famille, ont voulu accompagner jusqu’à sa dernière demeure l’infortunée, qui jouissait de la sympathie générale. »

Affiche de Jule Chéret, Gallicz-BnF

Écrasé par le tramway

Le Petit Niçois du 30 octobre 1882 relate un fait divers dont on mesurera à la fois l’absurdité et l’horreur en voyant la photo qui montre ce qu’était un tramway en ce temps-là.

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Découverte et identification d’un squelette, Alpes-Maritimes 1882

Le 25 octobre 1882, le Petit Niçois rapporte un de ces faits divers qui renseignent mieux sur une société que les grands faits historiques :

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