Archives pour la catégorie décès

Un nouveau-né coupé en morceaux, Nice 1885

Découper un corps en morceaux est une pratique assez courante chez les assassins, mais elle est plutôt rare quand la victime est un nouveau-né comme dans le crime que rapporte Le Petit Niçois du vendredi 24 avril 1885. Il faut noter aussi l’efficacité de la police niçoise, puisque moins de vingt-quatre heures lui ont été nécessaires pour découvrir l’auteur du forfait dont l’identité n’est cependant pas révélée :

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Assassiné sur sa demande, Alpes-Maritimes 1885

Réserver les petits plombs pour la chasse à l’étourneau et préférer la chevrotine si l’on a quelqu’un à tuer, telle pourrait être la conclusion de cet étonnant article paru le 3 mars 1885 dans Le Petit Niçois :

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Côte d’Azur, séjour princier en 1885

En cette fin du XIXe siècle la Côte d’Azur reçoit des hôtes illustres attirés par la douceur de son climat. Les uns viennent passer l’hiver, qui est en ce temps-là saison des touristes, d’autres s’installent à demeure. Le lecteur du Petit Niçois peut s’en convaincre par des articles parus tous deux dans le numéro du 4 février 1885.
Le premier de ces articles met en scène le Prince de Galles, le futur roi Édouard VII, dont on connaît le goût pour la France et dont la mère, la reine Victoria, effectue à la même époque des séjours à Nice. On y apprend qu’il fallait 12 heures pour aller de Paris à Avignon, distance que les TGV franchissent aujourd’hui en 2h30. Il faut noter que l’article est en première page alors que d’ordinaire c’est la deuxième qui est réservée aux faits divers.

«                             Arrivée du Prince de Galles
Le Prince de Galles est arrivé hier soir à Cannes.
Le train qui a amené le prince a eu à subir un grave accident ; heureusement les conséquences n’en ont pas été aussi regrettables qu’on pouvait le craindre au premier moment.
Le Prince de Galles a pris mardi soir, à Paris, le train de luxe qui part à sept heures. Il est accompagné de deux aides de camp et de deux intendants. Dans les autres coupés se trouvaient la princesse Branicka, M. Mariapi, des journalistes, parmi lesquels MM. Albert Delacour, des Débats ; Lange, de la Coulisse ; d’Orgeval, notre confrère bien connu à Nice, les Russes, des Anglais et des Américains qui viennent hiverner sur notre littoral.
En arrivant à Avignon hier mercredi, à sept heures du matin, ce train vînt à heurter un train de marchandises avec une telle violence que sept wagons de ce dernier train furent broyés. Le choc fut épouvantable. Le prince sauta rapidement sur la voie et, sans songer au danger qu’il avait couru, demanda s’il y avait des blessés. Il fut très satisfait quand il apprit que tout se bornait à des dégâts matériels.
Des pontonniers seront requis à Avignon, et l’on mit environ deux heures à déblayer la voie. Puis le train repartit, et le prince est arrivé avec un retard de deux heures à Cannes, où les autorités et la colonie anglaise, au complet l’attendaient à la gare pour lui présenter leurs hommages.
Une partie des trains de la journée sont, par la suite de cet accident, arrivés avec un retard assez grand.
Nous souhaitons la bienvenue à notre hôte royal. »

Le second article, paru en deuxième page du même numéro, annonce quant à lui la disparition d’une vieille dame étrangère installée à Nice et dont l’ascendance est plutôt étonnante :

« Décès. – On annonce le décès dans notre ville du dernier descendant d’une des plus illustres familles du Nouveau Monde, une descendante de Montezuma, empereur du Mexique.
Mme de Barragan, née de Meravelle, malgré son illustre origine, vivait simplement depuis près de onze ans dans sa villa de Carabacel.
Mme de Barragan, qui était la veuve d’un président de la République mexicaine, vient de mourir sans enfants. Avec elle s’éteint cette race, qui a brillé avec éclat dans l’histoire. »

Meurtre au village, Alpes-Maritimes 1885

Le Petit Niçois du 1er février 1885 raconte en première page le procès d’un assassin présumé devant la Cour d’Assises des Alpes-Maritimes, procès qui peut susciter quelques questions : Continue la lecture

Un infanticide à Menton en 1885

Le 16 janvier 1885 on peut lire dans Le Petit Niçois le récit d’un triste fait divers :

«                                                Menton
Le cadavre d’un enfant nouveau-né a été découvert, hier, vers neuf heures du matin, dans la cour d’une maison de la rue du Palmier, par Mme Otto, qui habitait cette maison avec ses trois filles.
M. le commissaire de police, que cette dame avait fait prévenir, s’est immédiatement rendu sur les lieux, assisté des docteurs Farina et Réal.
Vers trois heures d’après-midi, M. le procureur de la république et M. le juge d’instruction, avertis à Nice par télégramme, sont arrivés et se sont rendus au domicile de la famille Otto, accompagnés de M. le commissaire de police, du juge de paix et du lieutenant de gendarmerie, pour procéder aux constatations d’usage.
Cela fait, le cadavre a été transporté au cimetière, dans la salle destinée aux autopsies.
De l’avis des docteurs, l’enfant est né viable, à terme, et sa mort remonte à une dizaine de jours.
La justice est probablement sur la voie des coupables, et des arrestations ne tarderont pas à être opérées. »

Un féminicide à Nice en 1884

Dans son numéro du 23 avril 1884, le Petit Niçois raconte avec détails le meurtre d’une femme à l’occasion du procès de son mari assassin :

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Un infanticide à Nice en 1884

Les infanticides, qu’on rencontre de temps en temps, sont généralement le fait de pauvres filles qui se sentent obligées de se débarrasser de leur progéniture poussées par la misère ou par la honte. Mais, le mardi 8 avril 1884, le crime relaté dans un article du Petit Niçois a des caractéristiques inverses :

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Suicide à la gare de Toulon en 1884

Dans les années 1880 la presse aime bien décrire les suicides en donnant force détails sur leur déroulement. Il est plus rare de lire comment l’idée de mettre fin à ses jours a pu naître et mûrir chez un homme. C’est pourtant ce qu’on trouve dans Le Petit Niçois du jeudi 6 mars 1884. On pourra cependant s’étonner que personne n’ait cherché à aider le malheureux.

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Il s’endort en conduisant, Alpes-Maritimes 1884

Le Petit Niçois du mercredi 13 février 1884 rapporte un accident peu banal :

« Accidents. — Un très grave accident s’est produit lundi soir sur la route du Var.
M. Robert, commissaire de police du 4me arrondissement, était prévenu le soir vers 5 heures, par un garde-champêtre, qu’un cadavre gisait au milieu de la route du Var. Le docteur Guillabert, immédiatement mandé, se rendit sur les lieux avec M. Robert pour procéder aux constatations médico-légales.
L’identité du cadavre fut bientôt établie. C’est le nommé Pietro Bona, âgé d’environ 40 ans, sujet italien, au service de M. Honoré Teisseire, fabricant à La Colle, canton de Vence. déplacer
On eut bientôt la preuve que Bona avait été victime d’une imprudence. Quelques instants auparavant il avait été vu sur la route assis sur la charrette qu’il avait l’habitude de conduire. Il se laissait aller à la somnolence. Il s’était sans doute endormi et était tombé de son véhicule. Une des roues lui a passé sur le corps au- dessus des reins, broyé les côtes et la colonne vertébrale.
Le cheval qui traînait la charrette, connaissant parfaitement son chemin, a continué sa marche et il est rentré tout seul à la Colle.
Après les constatations d’usage, le cadavre a été transporté à la Morgue. »

La Colle-sur-Loup

Tir manqué, mais suicide réussi, Cannes 1883

Les lecteurs du Petit Niçois ont dû réfléchir à la fatalité en découvrant cet article dans leur journal du 17 décembre 1883 : Continue la lecture