Archives pour la catégorie décès

Des sauveteurs pas très malins, Alpes-Maritimes 1885

Le Petit Niçois du 29 mai 1885 raconte l’ingénieuse tentative de sauvetage d’un malheureux en train de se noyer :

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Trois suicides, Alpes-Maritimes 1885

Avec plus de 5000 suicides annuels, la France des années 1880 connaît pour ce triste phénomène un taux de fréquence tout à fait comparable aux 9000 suicides annuels de la France contemporaine. Mais, alors que les médias actuels font à peine allusion quand un train est retardé parce qu’il a écrasé un malheureux, les quotidiens de la fin du XIXe siècle détaillent chaque suicide avec un luxe de détails. Le Petit Niçois du 22 mai 1885 raconte ainsi par le menu comment trois de ces tragédies se sont déroulées :

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Deux drames à Villefranche, Alpes-Maritimes 1885

Le Petit Niçois du 21 mai 1885 propose à ses lecteurs deux articles qui ont pour point commun de concerner Villefranche-sur-Mer. Leur répartition dans le journal amène une réflexion sur la perception du fait divers : le premier, qui rapporte un horrible accident, est placé dans la  » Chronique locale », alors que l’autre, proche du vaudeville, va dans la  » Chronique régionale ».

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Deux noyés, Alpes-Martimes 1885

Le nom d’Isola évoque aujourd’hui une station de ski fameuse, mais c’est d’abord un très ancien village dans la vallée de la Tinée, qui a subi à différentes époques les mêmes crues qu’on a vues récemment dans celle de la Vésubie voisine. Le 19 mai 1885 Le Petit Niçois rapporte un mince fait divers qui est une tragédie pour deux familles de Saint-Etienne, une bourgade en amont d’Isola. Mais l’important est ici la naïveté avec laquelle le journaliste dévoile les ficelles de son travail car il écrit de seconde main et avoue lui-même qu’il rapporte ce que lui a communiqué un correspondant d’Isola :

                                                « ISOLA
On nous écrit d’Isola :
Un bien triste accident a mis en émoi la population de St-Etienne. Deux garçons de 15 à 16 ans, fils uniques de deux malheureuses familles, sont tombés dans la Tinée et emportés par le courant à 4 kilomètres environ du lieu du sinistre.
Le soir de l’accident, leurs familles ne les voyant pas rentrer et ne sachant ce qu’ils étaient devenus, les cherchèrent chez les parents, amis et voisins ; mais elles furent bientôt obligées de rentrer chez elles et d’attendre le jour.
Enfin, on découvrit leurs cadavres rejetés par la rivière.
On ignore comment cet accident est arrivé. On suppose que, tout en s’amusant, tes victimes ont voulu traverser une passerelle improvisée et que pris de vertiges ils se sont entraînés l’un l’autre dans la rivière. »

La Tinée en aval d’Isola.

 

Encore des infanticides, Nice 1885

Deux nouveau-nés assassinés, l’un jeté dans le fleuve qui traverse Nice, l’autre jeté dans les lieux d’aisance, ce sont les horreurs que racontent deux articles consécutifs du Petit Niçois le 19 mai 1885.

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Poignardé dans la rue, Nice 1885

Une bagarre qui finit à coups de couteau, c’est un fait divers presque quotidien en cette fin du XIXe siècle. Mais celui que relate un article du Petit Niçois le 3 mai 1885 n’est pas sans rappeler des événements contemporains :

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Un nouveau-né coupé en morceaux, Nice 1885

Découper un corps en morceaux est une pratique assez courante chez les assassins, mais elle est plutôt rare quand la victime est un nouveau-né comme dans le crime que rapporte Le Petit Niçois du vendredi 24 avril 1885. Il faut noter aussi l’efficacité de la police niçoise, puisque moins de vingt-quatre heures lui ont été nécessaires pour découvrir l’auteur du forfait dont l’identité n’est cependant pas révélée :

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Assassiné sur sa demande, Alpes-Maritimes 1885

Réserver les petits plombs pour la chasse à l’étourneau et préférer la chevrotine si l’on a quelqu’un à tuer, telle pourrait être la conclusion de cet étonnant article paru le 3 mars 1885 dans Le Petit Niçois :

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Côte d’Azur, séjour princier en 1885

En cette fin du XIXe siècle la Côte d’Azur reçoit des hôtes illustres attirés par la douceur de son climat. Les uns viennent passer l’hiver, qui est en ce temps-là saison des touristes, d’autres s’installent à demeure. Le lecteur du Petit Niçois peut s’en convaincre par des articles parus tous deux dans le numéro du 4 février 1885.
Le premier de ces articles met en scène le Prince de Galles, le futur roi Édouard VII, dont on connaît le goût pour la France et dont la mère, la reine Victoria, effectue à la même époque des séjours à Nice. On y apprend qu’il fallait 12 heures pour aller de Paris à Avignon, distance que les TGV franchissent aujourd’hui en 2h30. Il faut noter que l’article est en première page alors que d’ordinaire c’est la deuxième qui est réservée aux faits divers.

«                             Arrivée du Prince de Galles
Le Prince de Galles est arrivé hier soir à Cannes.
Le train qui a amené le prince a eu à subir un grave accident ; heureusement les conséquences n’en ont pas été aussi regrettables qu’on pouvait le craindre au premier moment.
Le Prince de Galles a pris mardi soir, à Paris, le train de luxe qui part à sept heures. Il est accompagné de deux aides de camp et de deux intendants. Dans les autres coupés se trouvaient la princesse Branicka, M. Mariapi, des journalistes, parmi lesquels MM. Albert Delacour, des Débats ; Lange, de la Coulisse ; d’Orgeval, notre confrère bien connu à Nice, les Russes, des Anglais et des Américains qui viennent hiverner sur notre littoral.
En arrivant à Avignon hier mercredi, à sept heures du matin, ce train vînt à heurter un train de marchandises avec une telle violence que sept wagons de ce dernier train furent broyés. Le choc fut épouvantable. Le prince sauta rapidement sur la voie et, sans songer au danger qu’il avait couru, demanda s’il y avait des blessés. Il fut très satisfait quand il apprit que tout se bornait à des dégâts matériels.
Des pontonniers seront requis à Avignon, et l’on mit environ deux heures à déblayer la voie. Puis le train repartit, et le prince est arrivé avec un retard de deux heures à Cannes, où les autorités et la colonie anglaise, au complet l’attendaient à la gare pour lui présenter leurs hommages.
Une partie des trains de la journée sont, par la suite de cet accident, arrivés avec un retard assez grand.
Nous souhaitons la bienvenue à notre hôte royal. »

Le second article, paru en deuxième page du même numéro, annonce quant à lui la disparition d’une vieille dame étrangère installée à Nice et dont l’ascendance est plutôt étonnante :

« Décès. – On annonce le décès dans notre ville du dernier descendant d’une des plus illustres familles du Nouveau Monde, une descendante de Montezuma, empereur du Mexique.
Mme de Barragan, née de Meravelle, malgré son illustre origine, vivait simplement depuis près de onze ans dans sa villa de Carabacel.
Mme de Barragan, qui était la veuve d’un président de la République mexicaine, vient de mourir sans enfants. Avec elle s’éteint cette race, qui a brillé avec éclat dans l’histoire. »

Meurtre au village, Alpes-Maritimes 1885

Le Petit Niçois du 1er février 1885 raconte en première page le procès d’un assassin présumé devant la Cour d’Assises des Alpes-Maritimes, procès qui peut susciter quelques questions : Continue la lecture