Archives pour la catégorie accidents

Bagarre avec un ours, Languedoc 1787

De tristes utopistes, ignorants du passé et dangereux pour l’avenir, voudraient réintroduire dans la nature de France ces bêtes fauves dont on a mis des siècles, pour ne pas dire des dire des millénaires, à se débarrasser, les loups et les ours. En témoigne ce fait divers survenu près d’un des innombrables villages de l’Hérault où j’ai des ancêtres, Montferrier, déjà évoqué dans un article du Challenge AZ 2014 : « O comme Mas de l’Oli ». C’est le Journal de la Généralité de Montpellier du 15 décembre 1787 qui raconte l’incident sous le titre « Trait de courage. » : Continue la lecture

Tué par les pois chiches, Uzès 1896

L’Éclair, un quotidien de Montpellier, relate dans son numéro du 1er janvier 1896 un banal accident du travail comme il y en a tant, survenu dans le Gard, mais son intérêt est de révéler des traits d’une époque : Continue la lecture

Trampolino tragique, Montpellier 1771

Un triste accident relaté par les Annonces, affiches et avis divers de Montpellier dans leur numéro du 9 septembre 1771 et qui se passe de commentaire :

Continue la lecture

Il se tue en tombant du clocher, Nice 1723

Un acte de sépulture daté de 1723 trouvé dans les registres de Sainte-Réparate, la cathédrale de Nice, qui relate un accident du travail apparemment banal, mais soulève quelques problèmes, à commencer par sa longueur, car il occupe quatre lignes alors que les actes du même registre, qui concernent tous des décès,sont expédiés en une seule ligne. Continue la lecture

Deux soldats espagnols tués par la foudre, Nice 1744

Le 13 avril 1744, une armée espagnole occupe Nice ; le lendemain même un accident assez rare frappe deux de ses soldats : Continue la lecture

#ChallengeAZ 2015 Le clocher s’effondre sur les fidèles : cent morts.

Toujours à l’affût de mentions insolites, j’ai été assez surpris de rencontrer celle-ci dans les registres paroissiaux de Gignac, bourgade de l’Hérault où vécurent quelques uns de mes ancêtres : « Le huitième du mois de décembre [1738] sont cent tous ceux qui moururent sous la ruine de la chute du clocher ; dans l’original à la fin du registre de 1738. » Continue la lecture

Accident de la circulation en 1780

Dans le registres de la paroisse Sainte-Hélène de Nice, un acte de sépulture évoque un fait divers qui amène, dans sa tragique simplicité, à quelques réflexions : Continue la lecture

Baignade tragique en 1727

Nouvelle halte à Ceyras (Hérault) pour la lecture d’un drame : un acte de sépulture évoque la mort accidentelle de deux jeunes frères. Continue la lecture

Un suicide en 1718 ?

Probablement plus rare sous l’Ancien Régime que de nos jours et interdit par le christianisme, le suicide a rarement laissé  des traces dans les registres paroissiaux. Il arrive cependant qu’on soit amené à se poser la question de sa présence en lisant certains actes, par exemple celui-ci, trouvé dans les registres de Ceyras, village de l’Hérault déjà évoqué sur ce blog :

Continue la lecture

Un mort dans le ruisseau, 1766

Un acte de sépulture trouvé dans les registres de Saint-André-de-Sangonis, dans l’Hérault à une trentaine de kilomètres à l’ouest de Montpellier révèle un drame campagnard et surtout amène à se poser des questions.

« L’an que dessus [1766] et le vingt-quatre novembre a été enterré Antoine
Pascal trouvé le jour d’hier mort dans le ruisseau de Rives Prés
vis-à-vis la métairie de sieur Leotard enterré après les formalités
faites en tel cas par la justice âgé d’environ soixante-cinq ans
présents les soussignés »

On peut évidemment se demander quelle est la cause de cette mort : noyade ? Antoine Pascal a-t-il essayé de traverser le ruisseau à gué ? Était-il en train de pêcher ? Se livrait-il à une activité quelconque sur la berge ? A-t-il été pris d’un malaise qui aurait entraîné sa chute dans le cours d’eau ?  Ou bien a-t-il été assassiné ? Quelles conclusions la justice de l’époque a-t-elle pu tirer ?
Saint-André de Sangonis et sa région sur la carte de Cassini.
On peut y voir le ruisseau de Rives Prés, qui traverse Saint-André
et se jette dans le fleuve Hérault qui traverse la carte du nord au sud.
Clermont de Lodève s’appelle aujourd’hui Clermont-l’Hérault.
Remarquer le curieux rapprochement de toponymes « Ste-Brigite Suce« .