Archives pour la catégorie meurtres

Horrible découverte, Cannes 1885

Les faits sont horribles, certes, mais on ne peut qu’être étonné par l’abondance de détails propres à satisfaire une certaine curiosité que donne le journaliste dans cet article du Petit Niçois le 13 août 1885 :

«                                                 CANNES
Viol suivi d’assassinat.
– Un crime horrible vient d’être commis à Cannes. Une petite fille de onze ans a été assassinée, et l’enquête a établi qu’elle avait dû subir les derniers outrages avant sa mort.
Cette petite fille nommée Catherine Schiano, demeurait avec ses parents rue du Pré, à Cannes. Samedi, elle était sortie à 7 heures pour porter un paquet de linge à sa sœur aînée qui lavait au pont Grand-Val.
La grande sœur l’attendait. Mais ne la voyant pas arriver, elle vint à sa rencontre : elle trouva le linge près du portail de la villa Geoffray.
Elle appela sa sœur, la chercha aux environs mais en vain. La famille alla avertir la police de cette disparition. Les recherches des parents et de la police sur le bord de la mer et dans les environs de l’endroit où la petite Catherine avait laissé le paquet de linge, restèrent sans résultat tout le samedi, tout le dimanche, et le lundi dans la matinée et dans l’après-midi.
Mardi seulement, vers 6 heures da soir, deux passants, sentant une forte odeur de pourriture, se sont approchés d’un fourré d’acacias et ont trouvé le cadavre que les vers commençaient à ronger.
La pauvre enfant était étendue à terre, le visage déchiré au pied d’un mur hérissé de morceaux de verre, dans un fourré de petits acacias, vers le talus du chemin de fer, à cent mètres à peine du pont en bois du Riou, boulevard du Midi.
Le corps a été gardé toute la nuit par la gendarmerie et la police, en attendant la descente du parquet de Grasse et l’autopsie du médecin.
Le parquet de Grasse est arrivé dans la soirée. L’autopsie faite par M. le docteur Roustan a démontré qu’il y a eu viol perpétré sur l’enfant, qui a été ensuite étouffée et jetée par-dessus le mur. La mort paraît remonter à trois jours.
Le misérable auteur de ce crime est activement recherché. »

Le pont du Riou à Cannes en 1907.

Poignardé dans la rue, Nice 1885

Une bagarre qui finit à coups de couteau, c’est un fait divers presque quotidien en cette fin du XIXe siècle. Mais celui que relate un article du Petit Niçois le 3 mai 1885 n’est pas sans rappeler des événements contemporains :

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Meurtre au village, Alpes-Maritimes 1885

Le Petit Niçois du 1er février 1885 raconte en première page le procès d’un assassin présumé devant la Cour d’Assises des Alpes-Maritimes, procès qui peut susciter quelques questions : Continue la lecture

Un féminicide à Nice en 1884

Dans son numéro du 23 avril 1884, le Petit Niçois raconte avec détails le meurtre d’une femme à l’occasion du procès de son mari assassin :

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Une femme étranglée devant ses enfants, Nice 1883

Dans Le Petit Niçois du jeudi 27 septembre 1883 les lecteurs peuvent découvrir le récit d’un horrible drame : Continue la lecture

La marmite qui tue, Alpes-Maritimes 1883

Le Petit Niçois du 12 avril 1883 rend compte des séances de la cour d’assises et le fait divers qui occupe l’une d’entre elles n’est pas sans rappeler à nouveau les romans naturalistes de l’époque dont on retrouve bien des éléments : l’ivrognerie du mari, la mésentente conjugale, la singularité de l’épouse, l’implication des enfants dans les drames des adultes et une violence qu’on ne contrôle plus. L’histoire se déroule à une vingtaine de kilomètres de Nice, dans un village qui compte alors un peu plus de 300 habitants : Continue la lecture

Meurtre au lupanar

Assassiner une prostituée n’a rien d’exceptionnel et certains tueurs en série s’en sont même fait une spécialité. Mais on peut s’étonner quand les faits se déroulent au vu et su de tout le monde comme dans cette anecdote peu banale que rapporte Le Petit Niçois du mardi 18 juillet 1882 :

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Un pauvre berger, Alpes-Maritimes 1881

Une affaire qui n’est pas dépourvue d’une certaine grandeur tragique, telle est celle qu’a eue à juger la cour d’Assises des Alpes-Maritimes et qui est évoquée dans Le Petit Niçois du mercredi 13 juillet 1881. Le destin de l’accusé comme le décor grandiose où il a vécu, à quelques kilomètres seulement de Nice, concourent à l’étrangeté de cette aventure.

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Un crime familial à Menton en 1881

Le Petit Niçois du 13 février 1881 raconte un fait divers brutal dans toute sa crudité. Mais les deux articles qu’ajoute les jours suivants le journaliste, qui poursuit son enquête, finissent par donner à l’affaire des allures de roman naturaliste : un milieu de petits boutiquiers, des amours ancillaires, à quoi il faut ajouter un arrière-plan historique, car le présumé coupable, comme on dirait aujourd’hui, a combattu pour l’indépendance de l’Italie. Mais par-delà ces aspects superficiels il reste des mystères : pourquoi le fils a-t-il voulu se travestir en femme ? Cela a-t-il une relation avec le geste de son père ? Les articles n’en disent rien ; il est vrai qu’en ce temps-là on ne plaisante pas avec le genre. Continue la lecture

Drame à Cannes en 1884

Le Petit Niçois du jeudi 13 mars 1884 rapporte un meurtre suivi d’un suicide, double mort qui reste sans explication et d’ailleurs inexplicable si ce n’est par l’hypothétique folie du meurtrier :

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